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Qu’appelle-t-on le « coût d’un crédit » ?

Lorsque vous souscrivez un emprunt, vous avez avant tout en tête la somme dont vous avez besoin. 3 000, 5 000 ou 10 000€ pour un crédit à la consommation ? 150 000, 200 000, 300 000€ pour un achat immobilier ? Mais cette somme n’est pas la seule à avoir à l’esprit. Elle est en effet complétée par des frais et des intérêts à un taux fixé par votre banque. Le tout sera divisé en mensualités à rembourser. Si le principe parait simple, la réalité est en fait bien plus compliquée. Entre intérêts simples et composés, frais de dossiers et assurances, calculer le coût d’un crédit demande de prendre en compte de nombreux paramètres et de lire attentivement son contrat. Un crédit vous coûte au final bien plus que la somme empruntée.

Savoir la composition du coût du crédit

Comment fonctionne le taux d’intérêt de votre crédit ?

La première source de frais de votre crédit, c’est son taux d’intérêt nominal. Il s’agit d’un montant inscrit sur votre contrat de prêt. Celui-ci peut fonctionner de plusieurs façons différentes, qui devront être spécifiées dès les premières négociations.

Taux fixe ou variable ?

Le premier paramètre à prendre en compte dans vos calculs est la qualité du taux appliqué. Est-il fixe ou variable ?

  • S’il est fixe, il restera le même tout au long du contrat.
  • S’il est variable, il évoluera en fonction d’un indice de référence qui devra être défini (inflation, évolution des taux d’emprunt inter-bancaires…). Si vous souscrivez un emprunt longue durée, un taux fixe sera souvent préférable mais vous pouvez choisir de spéculer sur la variation du taux d’intérêt s’il a des chances de baisser dans les années à venir.
  • S’il est mixte, il comportera une composante fixe et une composante variable.

Le mode de remboursement des intérêts pourra également être différent et se faire par mensualité ou à terme échu, c’est-à-dire en une seule fois en fin de période annuelle.

Quels sont les frais à ajouter aux intérêts de votre crédit ?

Souscrire un emprunt n’engendre pas uniquement des intérêts, vous allez devoir verser des frais annexes.

Les frais de dossier et frais annexes

Les frais de dossier crédit

Vous aurez généralement des frais de dossier à payer, hors offres spécifiques. Ceux-ci sont négociables et sont établis de manière forfaitaire ou selon un pourcentage du capital déterminé dans le contrat. A ceux-ci s’ajouteront des frais annexes engagés par la banque, les timbres fiscaux, les frais d’enregistrement…

L’assurance décès-invalidité

Avec votre contrat, vous souscrirez une assurance décès-invalidité. Une offre vous sera proposée par votre banque mais vous pouvez faire appel à un autre assureur pour diminuer vos coûts. Les garanties proposées devront toutefois être équivalentes. Le taux appliqué pourra être un pourcentage de l’emprunt ou être fonction du montant emprunté (5€ par tranches de 1000€ par an, par exemple).

Vous pouvez aussi souscrire une assurance perte d’emploi, auquel cas vous devrez ajouter ces frais au coût total de votre crédit.

Les frais supplémentaires

Certains autres frais pourront s’ajouter au coût total de votre emprunt selon les garanties exigées par votre banque.

  • En cas d’hypothèque, vous encourrez ainsi des frais de notaire.
  • Une caution pourra aussi vous être demandée et engendrer des frais.
  • Les modalités de remboursement anticipé pourront être négociées, voire supprimées. En cas de solde du crédit avant le terme, vous devrez les régler, ce qui diminuera votre éventuelle plus-value dans le cadre d’un achat immobilier.
  • Si vous faites appel à un courtier pour sélectionner votre emprunt, vous paierez parfois des frais de courtage.

Le taux annuel effectif global de l’emprunt (TAEG) comme référence

L’ensemble de ces frais, ajoutés au taux d’intérêt (calculé sur une base actuarielle, en fonction des modalités de remboursement), constitue le taux annuel effectif global de l’emprunt (TAEG). Les coûts fixes sont ainsi divisés par la durée du crédit et calculés en pourcentage même s’ils sont réglés en une fois. Cela permet de calculer le véritable coût de revient de l’emprunt et de comparer les offres entre elles malgré les différents modes de versement. Il s’agit d’un calcul à ne pas négliger, se contenter d’apprécier les offres en fonction de leur taux d’intérêt ne suffit pas à établir une comparaison fiable. Un taux d’intérêt faible peut en effet cacher des modalités de remboursement anticipé prohibitives ou des frais de dossiers élevés.

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