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Différents indicateurs font penser à une prochaine déflagration du niveau de surendettement dans les Hautes-Pyrénées

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Tout comme le reste de la France, les Hautes-Pyrénées ont, en 2020, enregistré une baisse drastique du nombre de dossiers de surendettement déposés auprès des services compétents. Une bonne nouvelle pour le département qui se doit cependant de s’attendre au pire cette année selon un responsable de chez Banque de France.

En 2020, force est de constater que sur l’ensemble du territoire français, le nombre de dossiers de surendettement a considérablement diminué par rapport aux périodes d’avant-crise, grâce aux mesures de confinement, aux aides gouvernementales ou simplement à cause des mécanismes de rachats de crédits permettant aux ménages d’alléger le poids de leurs dettes.

Les Hautes-Pyrénées n’ont pas échappé à cette règle selon Philippe Bigot, directeur de Banque de France précisant cependant que pour différentes raisons, le département est plus exposé que les autres à une prochaine déflagration qui ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez cette année.

2021, l’année de la déflagration

Il y aura sans doute une inversion de tendance en 2021 au fur et à mesure de l’arrêt du robinet des aides.

Philippe Bigot

C’est en cette phrase que le directeur de la banque de France et le préfet Rodrigue Furcy voient l’avenir en ce qui concerne les Hautes-Pyrénées en faisant allusion à une prochaine déflagration du niveau de surendettement qui, rappelons-le, a baissé de 23,8% en 2020 pour le département. Une décroissance qui s’explique à travers deux éléments essentiels selon Philippe Bigot précisant que :

Dans l’inconscient collectif, les gens en difficulté pensaient que les services n’étaient pas opérationnels, ce qui n’était pas le cas. Il y a aussi l’efficacité des pouvoirs publics pour soutenir l’activité et l’emploi.

Philippe Bigot

Et d’ajouter :

Nous sommes sur une baisse identique au niveau national et régional, concentrée sur la période du premier confinement sanitaire avec une baisse de 50% du nombre de dépôts.

Philippe Bigot

Différents indicateurs pointent dans ce sens

Pour Philippe Bigot et Rodrigue Furcy, penser à une éventuelle inversion de tendance en 2021 n’est pas le fruit du hasard. Simplement parce qu’en tant que directeur de Banque de France et préfet, ces personnalités sont bien placées pour garder un œil sur les différents indicateurs pointant dans ce sens. À commencer par le fait que la tendance baissière des cas de surendettements constatée l’année dernière concernait essentiellement le premier semestre de 2020 selon M. Bigot soulignant que :

Sur les six derniers mois de 2020, cette baisse s’est arrêtée et nous sommes sur une évolution strictement identique à 2019.

Rodrigue Furcy

Ainsi, l’on constate que les choses ont d’ores et déjà repris leur cours et devraient continuer dans ce sens selon ces responsables mettant en exergue une forte proportion des profils à risque par rapport au niveau national en faisant allusion à :

  • Un taux élevé à 43,2% contre 34,4% pour les propriétaires de résidence principale éprouvant des difficultés à rembourser leur prêt immobilier ;
  • Une part importante de retraités représentant 19,4% de la population contre 16,2% ;
  • Une part importante de personnes isolées, sans conjoint, veuves ou séparées avec un taux élevé à 57,3% contre 53,4%.

Une situation qui intervient, alors qu’en parallèle, les Hautes-Pyrénées figurent dans la liste des départements à afficher une forte proportion d’individus surendettés avec 194 personnes pour 100 000 habitants contre 184 au niveau régional.

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