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Le niveau élevé de l’endettement des ménages s’explique essentiellement à travers le prêt immobilier au Maroc

immobilier Maroc

Dans le Royaume chérifien, le taux d’endettement des ménages est nettement plus élevé que la moyenne enregistrée auprès de la majorité des pays émergents. Et selon BAM (Bank Al Maghrib), l’institution financière à la source des données indiquant dans cette direction, le prêt immobilier y jouerait un rôle non négligeable.

Bank Al Maghrib a récemment rendu public un rapport sur la stabilité financière des Marocains clôturée à fin août dernier. L’occasion qui a permis à l’organisme de démontrer qu’en matière de dettes, les ménages ont atteint un niveau relativement élevé en notant que cette situation concerne essentiellement une minorité de la population. Celle qui a le privilège d’accéder aux emprunts bancaires et qui a désormais intérêt à recourir au rachat de crédits pour limiter les risques de surendettement avec la baisse de revenus exacerbée par la crise sanitaire.

Et en y regardant de près, BAM a découvert que dans la majorité des cas, le prêt habitat est tenu pour responsable marquant un sérieux penchant de la population pour l’accès à la propriété.

Plus endettés que jamais

Selon les données de BAM, le taux d’endettement des ménages marocains a en 2019 atteint 31% du PIB contre 21% pour la moyenne des pays émergents. Ce qui porte à croire que ce niveau était relativement élevé, sauf que c’est encore loin du compte une fois comparé à la performance enregistrée à fin août 2020 indiquant que la barre des 48,5% est atteinte. Soit, près de la moitié des revenus des Marocains avec un encours total estimé à 349,6 milliards de Dirhams.

Dans les détails, Bank Al Maghrib a en outre fait savoir que :

  • Le taux d’endettement est supérieur à 60% pour 24% des emprunteurs ;
  • 25,4% pour un niveau compris entre 50 et 60% ;
  • 51% pour un taux évoluant entre 40 et 50%.

Des chiffres indiquant que les Marocains sont fortement endettés et devraient l’être davantage d’ici à la fin de l’année avec un niveau moyen dépassant les 50% du PIB selon les prévisions.

Ainsi, il serait utile de préciser que cette croissance s’explique essentiellement à travers le prêt logement. Simplement parce qu’avec un encours élevé à plus de 226 milliards de Dirhams sur les 349,6 milliards susmentionnés, il se taille la meilleure part à hauteur de 63% pour ne laisser que des miettes au crédit à la consommation et encore moins pour le leasing.

Une situation qui concerne la minorité

Avec un niveau d’endettement frôlant la barre des 50% à fin août, le taux d’endettement des Marocains est certes des plus élevés. Toutefois, BAM a tenu à faire savoir qu’en réalité cette situation ne concerne qu’une infime partie de la population même si le Royaume peut se targuer d’afficher un taux de bancarisation élevé à 70%. Le fait est que l’accès aux emprunts bancaires est essentiellement réservé à la clientèle avec une source de revenus stable et justifiée par des fiches de paies ou une attestation de travail.

Dans cette optique, la Banque centrale a indiqué qu’en 2019 :

  • 42,6% des bénéficiaires sont des fonctionnaires ;
  • 41,6% des salariés du privé ;
  • 9% des retraités ;
  • 4,6% des professions libérales.

Et là encore, BAM a souligné que pour ces clients privilégiés, le niveau de surendettement est des plus élevés avec une moyenne de :

  • 55,4% pour les fonctionnaires ;
  • 55% pour les salariés.

À noter que sur cette période, le FOGARIM, cette offre d’emprunt destiné aux ménages aux revenus non réguliers ne représentait que 19,3 milliards de Dirhams sur les 349 milliards octroyés à fin 2019.

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