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Un rapport d'étape sur les dispositifs d’aides dédiés aux entreprises affiche un premier bilan plutôt positif

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Plus d’un an après le début de la crise, un rapport d'étape sur les dispositifs d’aides dédiés aux entreprises a été publié récemment. L’occasion qui a permis de découvrir qu’en mobilisant plus de deux cents milliards d’euros dans différentes mesures, la France a récolté un premier bilan plutôt positif une fois comparée aux autres pays du Vieux continent.

Activité partielle, fonds de solidarité, prêts garantis par l’État (PGE) et reports de cotisations sociales, ce sont là les principaux dispositifs mis en place par l'État depuis le début de la crise en France pour venir en aide aux entreprises. Ce, en se fixant pour objectifs essentiels d’éviter l’effondrement du tissu économique du pays et de faire en sorte de limiter au mieux la montée en force du taux de chômage.

Pour en mesurer les impacts, des analystes se sont ainsi penché sur ces mesures qui, au total, ont coûté 206 milliards d’euros à fin mars dernier. Les résultats sont plutôt encourageants étant donné les effets modérés des aubaines suscitées.

Plus de 200 milliards d’euros mobilisés au total à fin mars

À travers ce rapport d’étape, l’on peut constater que depuis le début de la crise et jusqu’à la fin mars 2021, 206 milliards d’euros ont été mobilisés par l’État à travers différents dispositifs de soutien. Et ils sont bien nombreux, mais dans le lot, le gros de ce budget qui représente 9 % du PIB Français a été attribué à quatre d’entre eux. Soit, à hauteur de :

  • 135 milliards d’euros pour le PGE dont 90 % dépensés durant la première vague du printemps 2020 à fin septembre 2020 ;
  • 2,4 milliards d'euros pour le fonds de solidarité en févier ;
  • 1,6 milliard pour l’activité partielle en février ;
  • 7,6 milliards et 1,7 milliard pour les reports de charges sociales fiscales.

Aussi, il faut préciser que, ces aides ont été principalement attribuées aux petites entreprises avec un taux élevé à 56 % pour les TPE faisant appel aux reports de charges. À souligner également que dans la majorité des cas, les structures bénéficiaires font partie de celles dont la santé financière était qualifiée de médiane sur la période d’avant-crise avec un penchant pour la filière restauration et hôtellerie.

Le bilan est plutôt positif

Comme mentionné plus haut, l’objectif des analystes est de mesurer les impacts de ces dispositifs. L’initiative leur permettant de conclure que le bilan est plutôt positif en prenant compte des différents indicateurs pointant dans ce sens.

À commencer par la part d’entreprises insolvables qui a baissé de 5 points par rapport à la période d’avant-pandémie selon la Direction générale du Trésor indiquant dans une note publiée au 20 avril dernier un niveau limité à +3 points contre +8 points en l’absence de dispositifs. De ce fait, l’ampleur de la récession des structures entrepreneuriales a été maintenue à un niveau acceptable pour la France se rangeant dans la moyenne par rapport à ses voisins européens.

En regardant du côté des ménages, la situation est tout aussi encourageante étant donné que :

  • Ils se sont moins endettés en partie, grâce à la baisse de la consommation et au rachat de crédits ;
  • Leur taux d’épargne a considérablement progressé passant de 14,9 % du revenu disponible brut en 2019 à 21,3 % en 2020.

Tout cela, malgré le fait que le PIB a baissé de 8,2 % contre une moyenne de 6,6 % dans la zone euro et 6,2 % dans l’UE-27. Et en parlant de dette, il faut aussi préciser que du côté des entreprises en France ou auprès des grands pays européens, un phénomène s’est fait remarquer à travers l’augmentation parallèle de la trésorerie et de l’endettement brut portée par trois principaux leviers :

  • Le recours massif au PGE ;
  • La baisse des investissements ;
  • La baisse des dividendes.
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