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Sous peu, la facilité d’accès aux crédits pour les ménages ne sera plus à l’ordre du jour

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Sous peu, la facilité d’accès aux crédits pour les ménages ne sera plus à l’ordre du jour. C’est l’un des changements attendus pour le second semestre selon les nouvelles dispositions entreprises par le pouvoir public qui s’est fixé comme objectif de revoir à la baisse le taux d’accroissement de l’endettement des Français.

En France, des mécanismes comme le rachat de crédits sont mis à la disposition des ménages pour les aider à alléger le poids de leurs dettes. Toutefois, force est de constater que pour différentes raisons notamment portées par la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus, le taux d’augmentation de l’endettement des Français a rapidement progressé.

Ainsi, le gouvernement estime qu’à ce rythme, la situation pourrait tourner au vinaigre si rien n’est fait pour ralentir la cadence. Ce qui explique son choix de prendre les devants en mettant sur pied une stratégie visant à durcir les conditions d’octroi en misant principalement sur le mécanisme DSR (ratio du service de la dette).

L’endettement des ménages s’accélère

En France, l’on s’accorde à dire que la crise à bien fait d’accélérer bien des choses en ce qui concerne la situation financière des ménages si ce n’est que de prendre en exemple le niveau d’épargne des Français qui a atteint un niveau record en 2020. La Banque de France estime même qu’en continuant dans ce sens, le pic des 165 milliards d’euros serait atteint à fin 2021 pour permettre au gouverneur François Villeroy de Galhau de dire que :

L'épargne Covid, nous l'estimons à 110 milliards pour 2020 et nous prévoyons que cette année va ajouter à peu près la moitié, 55 milliards. Au total, ça fait une espèce de réserve de croissance de l'ordre de 6 ou 7 % du PIB.

François Villeroy de Galhau

Ce qui serait plutôt une bonne nouvelle pour la relance de l’économie, sauf qu’en parallèle, l’endettement des ménages a aussi enclenché la vitesse supérieure en affichant actuellement un taux d’augmentation de 8 %.

Soit, à un niveau relativement élevé selon Banque de France prenant en exemple l’encours des dettes enregistré à fin novembre dernier qui a atteint le niveau record de 1 350 milliards d’euros pour un montant moyen de 100 000 euros par foyer endetté. Ce, en notant que 47,4 % des Français sont rattachés à au moins un crédit.

Des mesures pour rectifier le tir

Contrairement à l’excès d’épargne qui pourrait servir de levier à la croissance économique une fois injectée dans l’économie réelle à travers la consommation, l’accroissement accéléré de l’endettement des Français représente un risque selon l’exécutif dans la mesure où rien n’est fait pour rectifier le tir.

Ce qui explique sa décision de prendre les devants en se fixant pour objectif de réduire de moitié le taux de 8 % susmentionné pour le ramener à 4 % en 2022. Sa stratégie, mettre sur pied des dispositifs visant à durcir l’accès aux crédits à partir du deuxième semestre 2021.

Dans ce sens, force est d’ailleurs de constater que les autorités financières comptent y parvenir en misant sur une réglementation, jusqu’ici uniquement appliquée aux banques, mais qui concernera désormais les particuliers en faisant allusion au DSR ou « ratio du service de la dette ». Cette mesure de restriction limitant le montant du prêt à 40 % des revenus annuels en prenant compte dans les calculs le capital et les intérêts.

S’ajoutant à cela, les emprunteurs doivent également s’attendre à voir les délais de remboursement rétrécir progressivement. Soit :

  • 10 ans d’ici au 2ème semestre ;
  • 7 ans à partir de juillet ;
  • 5 ans dès 2022.
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