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Le nombre de prêts immobiliers accordés a chuté, malgré un contexte plus favorable pour des emprunts à bas prix

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Sur la période de janvier à mars 2021, force est de constater que le nombre de prêts immobiliers accordés a chuté, malgré un contexte plus favorable pour des emprunts à bas prix. Une situation quelque peu contradictoire aux yeux de certains analystes qui se sont donnés pour mission d’y trouver une explication.

Dernièrement, Crédit Logement CSA a publié un rapport portant sur l’évolution du marché du crédit immobilier dans l’Hexagone pour les trois premiers mois de 2021. La note qui a permis de découvrir que sur cette période, le nombre de prêts accordés a affiché une baisse considérable de 1,6 %, alors que la demande est des plus élevée, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que les délais de remboursement sont prolongés.

Ce qui serait paradoxal selon les analystes qui y trouvent une explication à travers le taux d’effort imposé par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) et qui a eu pour effet de pénaliser certains profils d’emprunteurs désormais exclus de la liste.

Le taux d’effort pointé du doigt

Comme susmentionnée, cette baisse de 1,6 % enregistrée au premier trimestre n’est pas inscrite dans la logique des choses selon les analystes prenant en compte deux éléments majeurs portant à croire que la tendance devrait être à la hausse. À savoir :

  • Le taux historiquement bas des intérêts avec une moyenne estimée à 1,11 % en mars dernier, grâce au taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) évoluant en zone négative ;
  • Le délai de remboursement évoluant entre 20 et 25 ans pour une durée moyenne de 236 mois en mars et de 231 mois sur le trimestre.

Pour expliquer ce phénomène, les observateurs ont ainsi concentré leur regard sur les mesures adoptées par le HCSF en décembre de 2019 qui s’est fixé pour objectif de limiter le taux d’endettement des ménages. Ce, en faisant essentiellement allusion au taux d’effort désormais limité à 35 % pour une durée maximale fixée à 25 ans. Et là encore, il faudrait ajouter une demande toujours plus forte associée à un prix immobilier relativement élevé qui a bien fait de limiter l’accès à davantage de profils d’emprunteurs.

Davantage de profils exclus de la liste

À travers ce recul de 1,6 %, il serait facile de déduire que l’accès à un emprunt immobilier est désormais plus restreint pour les emprunteurs. Et en y regardant de près, les analystes ont découvert qu’avec ce taux d’endettement plafonné à 35 %, davantage de profils sont exclus de la liste, sauf pour :

  • Ceux qui ont une chance de profiter des avantages du mécanisme de rachats de crédits permettant d’alléger le poids de leurs dettes ;
  • Les ménages aisés avec des revenus nets supérieurs à 4500 euros par mois.

Un constat qui a d’ailleurs permis à un expert du domaine de dire que :

Les profils qui gagnent moins de 4 500 euros ont 25 % de chances en moins de se voir proposer un crédit immobilier.

Et d’ajouter :

Logiquement, les premiers impactés par cette mesure sont les primoaccédants.

Et ils ne sont pas les seuls puisque les investisseurs immobiliers sont aussi rangés sous la même enseigne selon ces spécialistes. Du moins, pour ceux qui disposent de plusieurs actifs à leur compte étant donné que la croissance de leur taux d’endettement évolue à la hausse en fonction du nombre de biens en leur possession.

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