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Les indicateurs sont au rouge vif pour les résidences services éprouvant d’énormes difficultés à régler leurs loyers

 Clé

Critique, c’est le mot qui convient pour décrire la situation des résidences services depuis que la présence de l’épidémie du coronavirus a été détectée dans l’Hexagone. Trop affaiblis, ces derniers ne sont même plus en mesure de régler leurs loyers au point d’aggraver le sort des dizaines de milliers de propriétaires-bailleurs privés.

Fermetures administratives et effondrement des recettes, ce sont-là les principaux problèmes plongeant depuis des mois les résidences de tourisme et leurs exploitants dans une situation plus que critique se manifestant principalement à travers des difficultés à répondre à leur besoin de trésorerie le plus basique.

Une situation qui n’est d’ailleurs pas pour arranger le cas des propriétaires qui sont désormais contraints de faire face à l’explosion des impayés de loyers, malgré les efforts fournis par les gestionnaires exploitants pour limiter les dégâts. Ce, en explorant différentes pistes comme le mécanisme de rachats de crédits pour améliorer leur situation financière ou en sollicitant le soutien du gouvernement sans parler des recours à des procédures de conciliation devant la justice.

Résidences services et propriétaires dans le même panier

Face aux conséquences néfastes de la crise, gestionnaires de résidences services et propriétaires se retrouvent dans le même panier face à l’adversité se manifestant à travers l’explosion des loyers impayés qui, selon Pascale Jallet, s’élève en moyenne entre 2,5 à 4 mois. Et en tant que déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme et des apparthôtels (SNRT), cette personnalité est bien placée pour dire que :

L’abandon de loyers est assorti ou pas d’une compensation comme une clause de retour à meilleure fortune, un allongement de la durée du bail ou des séjours d’occupation en plus.

Pascale Jallet

Pour expliquer ces défauts de paiement, ce représentant du SNRT qui représente la moitié des exploitants de résidences en France a ainsi fait savoir que les pertes de revenus s’élevant à hauteur de 30 à 40% en 2020 y seraient pour beaucoup en notant que ce bilan n’a fait que se détériorer cette année pour l’inciter à dire que :

La situation du secteur est actuellement catastrophique.

Les aides seront les bienvenues

Conscientes de l’ampleur de leur problème, les résidences de tourisme ne sont pas restées les bras croisés en cherchant à alléger avant tout le poids de leurs dettes en rapport aux loyers impayés selon Pascale Jallet soulignant que :

La majorité de nos adhérents a fait un grand effort en payant sur ce premier trimestre, en moyenne, un acompte de 50% des loyers dus, en attendant d’y voir plus clair sur les indemnisations de l’hiver et l’activité au printemps.

Pascale Jallet

Mais il va sans dire que c’est loin d’être suffisant pour rétablir l’équilibre que certains exploitants comme Appart'City ou le Groupe Pierre & Vacances Center Parcs (GPVCP) ont eu recours à une procédure amiable de conciliation auprès du tribunal pour tenter d’obtenir une période de répit.

Et malgré, la mise en place du dispositif d’indemnisation de 70% sur les charges fixes, tout indique que ces professionnels sont loin de voir le bout du tunnel selon la déléguée générale du SNRT expliquant que :

L’indemnisation ne représenterait pas comme promis initialement 70% des charges fixes, mais 12% seulement.

Ainsi, ces acteurs aux abois continuent à dire que toutes les aides seront les bienvenues en s’adressant au Premier ministre Jean Castex pour l’encourager à revoir sa stratégie de soutien en ce qui leur concerne.

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