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Le gouvernement pense à une parade pour éviter la recrudescence du surendettement des entreprises sur la période d’après crise

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En France, l’assouplissement de l’accès aux emprunts bancaires fait partie des nombreux outils mis en place par le gouvernement pour aider les entreprises à surmonter les conséquences de la crise. Ce qui a eu pour conséquence significative d’augmenter leur taux d’endettement au risque de faire penser à une éventuelle recrudescence du surendettement incitant Bercy à chercher une parade pour éviter le pire.

Dans l’un de ses derniers rapports, Banque de France a fait état d’une situation particulière concernant le niveau d’endettement des entreprises tricolores. Sur une tendance haussière depuis le début de la crise, l’encours des dettes de ces dernières aurait en effet atteint un record inédit en février 2021 en dépassant la barre des 1 900 milliards d’euros une fois porté par une croissance de 12%.

Ainsi, Bercy estime que le système a franchi un seuil relativement élevé sans pour autant semer l’inquiétude. Ce qui ne l’empêche pourtant pas de réfléchir à des solutions qui devraient permettre aux structures les plus affaiblies financièrement d’éviter le surendettement à la sortie de crise.

La recrudescence du surendettement est pour l’heure écartée

En dépassant le cap historique des 1 900 milliards d’euros, l’endettement des entreprises françaises incluant leur dette bancaire et obligataire a certes atteint un niveau relativement élevé en février dernier. Toutefois, en regardant du côté de Bercy ou des banques, l’on s’accorde à dire qu’une éventuelle recrudescence du surendettement est pour l’heure écartée pour ces derniers qui peuvent compter sur différentes solutions comme le rachat de crédits pour se mettre à l’abri.

Pour expliquer son point de vue, le ministère des Finances a ainsi fait savoir que :

Il n’y a pas de signaux d’alerte étant donné que le nombre de faillites a diminué.

De leur côté, les établissements bancaires se sont en outre focalisé sur le fameux prêt garanti par l’État faisant l’objet d’une série d’aménagement depuis son lancement dans le but ultime d’accorder plus de souplesse aux emprunteurs en faisant essentiellement allusion à l’étalement du remboursement. À un banquier de préciser :

Si l’on parle du PGE, il existe un étalement sur six ans, il n’y a donc aucun mur de la dette qui viendrait mettre en danger les entreprises.

Et d’ajouter :

Si une entreprise rencontre des difficultés de remboursement avant les six ans, c’est qu’elle connaissait déjà d’autres faiblesses structurelles.

Soit, autant d’atouts jouant en faveur des différentes structures qui, malgré la crise, ont également eu l’opportunité de renforcer leur trésorerie estimée à 200 milliards d’euros en 2020 notamment, grâce aux dispositifs de soutien mis en place par le gouvernement.

Bercy veut prendre les devants

Il va sans dire que ces indicateurs écartent l’éventualité d’une montée en force du niveau de surendettement auprès des entreprises. Toutefois, récemment interrogé sur la question, Bruno Le Maire a fait savoir que Bercy a prévu de prendre les devants afin d’éviter le pire dans la mesure où certaines d’entre elles éprouveraient des peines à honorer leurs dettes. Ainsi, ce membre du gouvernement a indiqué que :

Le gouvernement réfléchit à améliorer l’accompagnement des entreprises qui pourraient avoir des difficultés financières en sortie de crise et qui seraient surendettées.

Bruno Le Maire

Le ministre de l’Économie et des Finances a même ajouté que :

Je travaille pour voir si d’autres dispositifs pourraient être nécessaires pour accompagner des entreprises pour lesquelles ni les fonds propres (PPSE) ni le décalage du PGE ne suffisent.

Bruno Le Maire

Et puisque les banques sont aussi concernées, elles estiment qu’en cas de coup dur, la piste du private équity pourrait être explorée notamment auprès des PME de petite taille.

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