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Exécutif et banques se veulent rassurant face aux inquiétudes des entreprises craignant des impacts négatifs du PPR sur leur situation financière

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Face à la crise, les prêts participatifs relance (PPR) font partie des récents dispositifs imaginés par le gouvernement pour soutenir les entreprises dans la reprise de leurs activités. Mais à peine quelques semaines après son lancement, force est de constater que cette mesure a bien fait d’engendrer la crainte auprès des dirigeants y découvrant une source d’inquiétude pour leur situation financière.

En mettant sur pied le dispositif PPR, le gouvernement s’est fixé comme objectif de mettre à la disposition des entreprises un outil clé qui devrait leur permettre d’assurer la relance et de favoriser leur investissement.

Ce qui, en théorie, semble facile et des plus encourageants, sauf qu’en pratique, la situation est tout autre étant donné qu’en ce qui concerne ces prêts d’un nouveau genre, c’est la confusion qui règne d’autant que l’inquiétude a pris le dessus auprès des dirigeants sur le fait qu’ils ne feraient qu’alourdir le poids de leurs dettes.

Une crainte qui ne devrait pas avoir lieu d’être selon l’exécutif et les banques qui se veulent rassurantes en mettant en avant les avantages de cette mesure.

L’inquiétude et la confusion règnent

En tant que président de la commission financement de la CPME, Germain Simoneau est bien placé pour dire que :

Sous l'effet d'informations imprécises et contradictoires, beaucoup de chefs d'entreprise voient surtout les prêts participatifs comme une dette supplémentaire. Et ils prennent peur, car ils craignent d'être considérés comme trop endettés in fine, et donc de ne plus pouvoir se financer comme il faut.

Germain Simoneau

Ainsi, ce responsable pense qu’en ce qui concerne les PPR, l’inquiétude et la confusion règnent auprès des entrepreneurs estimant que ces prêts d’un nouveau genre pourraient peser lourd sur leur taux d’endettement. Une situation qui, selon eux, pourrait intervenir même si leur remboursement est subordonné à tous les autres prêts et malgré le mécanisme de rachat de crédits permettant d’alléger le poids de leurs dettes.

De ce fait, Germain Simoneau estime que pour assurer le succès de ce dispositif, gouvernement et banques doivent se donner la main pour en assurer la compréhension en faisant savoir que :

Il y a un effet de levier très important avec ce type de produits, et il faut insister là-dessus. Les entreprises vont gagner en capacité d'endettement et donc d'investissement.

Germain Simoneau

Bercy et les banques se veulent rassurants

Autant dire que l’appel Germain Simoneau a fait des échos. Du moins, si l’on tient compte de la décision du gouvernement de travailler sur la rédaction d’un « Mode d’emploi » qui, à l’instar de celui utilisé pour le PGE, devrait permettre aux entreprises de mieux comprendre le fonctionnement et les avantages des PPR.

Après tout, Bercy semble confiant quant à la stratégie adoptée pour le déploiement de ce dispositif selon une source au ministère soulignant que :

Les entreprises doivent pouvoir prendre le temps de s'approprier ce nouveau dispositif, très innovant, déployé depuis quinze jours seulement. Il n'y a pas d'inquiétude particulière à ce stade.

Même son de cloche du côté des organismes financiers assurant que :

Économiquement, ce type de prêt ne dégradera pas la situation financière de l'entreprise. Mais leur octroi n'est pas automatique, à la différence des prêts garantis, et doit correspondre à un plan d'investissement précis et cohérent avec le développement de l'entreprise.

Et de préciser :

La Banque de France s'est toujours montrée rassurante sur l'analyse qu'elle ferait des prêts participatifs dans les bilans. C'est même plutôt un facteur positif pour la structure financière compte tenu de leurs caractéristiques.
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