Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Évoluant depuis des mois en zone négative, le rendement des OAT françaises sur 10 ans a franchi la barre de 0%

tirelire

Voilà des mois que le rendement des OAT (Obligations d’État) évolue en zone négative pour la majorité des pays européens y compris la France. Mais cette époque est désormais révolue si l’on se réfère aux dernières tendances permettant de découvrir que la machine a enclenché la vitesse première pour remonter la pente.

Depuis la crise, le rendement des obligations d’État françaises sur 10 ans, tout comme celui des autres nations de l’Europe, est sur une tendance baissière avec des taux négatifs pour marquer son territoire.

Une situation qui pourrait appartenir au passé selon certains observateurs prenant en compte la première reprise constatée en février dernier suivi d’une autre il y a de cela quelques jours.

Ainsi, malgré les efforts de la BCE utilisant le mécanisme de rachat de crédits pour éviter l’explosion des taux d’emprunts en cette période de crise, tout indique que rien ne peut empêcher l’OAT de sortir la tête hors de l’eau et franchir la barre de 0%, grâce à différents leviers.

La barre de 0% franchie

Comme susmentionné, le mécanisme de rachat de crédits est l’une des stratégies adoptées par la BCE pour maintenir à un niveau relativement bas les taux d’emprunt en ces temps de crise liés à l’épidémie du coronavirus en misant essentiellement sur le programme d’achat PEPP.

Mais en ce qui concerne les OAT, il semblerait que ce ne soit pas suffisant pour maintenir la barre en zone négative étant donné que pour la première fois après des mois, le seuil de 0% est atteint en février 2021 pour les obligations d’État françaises sur 10 ans.

Mieux encore, une prouesse encore plus encourageante s’est récemment ajoutée à cette performance avec 0,03% à son actif. Le plus haut niveau jamais enregistré depuis juin de l’année dernière pour s’établir par la suite à hauteur de 0,01%.

Ainsi, malgré les efforts de la BCE, la barre de 0% est désormais franchie même si pour tenter d’arrêter la cadence, la Banque centrale européenne a décidé d’accélérer son rythme d’achats depuis février.

Le système peut compter sur différents leviers

Constatant ces légères reprises, certains observateurs s’accordent à dire que le rendement des obligations d’État françaises sur 10 ans pourrait continuer sur cette voie pour un moment.

Contrairement à la reprise de février qui a été portée par l’effet passager de la crainte d’une explosion de l’inflation sur le marché américain engendrée par le plan de relance de Joe Biden, ces analystes estiment en effet que la deuxième relance peut compter sur des causes plus profondes pour assurer son ascension. Ce, en faisant essentiellement allusion à :

Un regain d’optimisme auprès des investisseurs sur les perspectives économiques du Vieux Continent.

Joe Biden

Une éventualité encourageante les incitant à se tourner vers des investissements plus risqués plutôt que de se concentrer sur des valeurs refuges comme les obligations d’État. Et comme si cela ne suffisait pas, tout indique également que ces derniers se sont rendu compte que dans les mois à venir, le rachat des dettes par la BCE aurait tendance s’estomper. C’est du moins le point de vue d’Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management faisant savoir que :

Le gouverneur de la banque centrale des Pays-Bas a déjà préconisé tout récemment que la BCE commence à réduire ses achats nets d’obligations au cours du 3ème trimestre de cette année.

Éric Dor

appel gratuit 0 800 250 300