Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Les dispositifs de soutien à l’économie ont également permis à davantage de ménages d’éviter le surendettement

ticket

La montée en force du nombre de ménages en proie au surendettement, c’est l’un des pires scénarios qu’un pays peut imaginer face à une crise. Mais en ce qui concerne la France, la situation est toute autre si l’on tient compte du fait qu’en 2020, alors que son PIB a fait une chute vertigineuse de 10%, la tendance était à la baisse dans ce domaine.

En 2020, alors qu’une crise à la fois sanitaire et économique battait son plein, l’on s’attendait à ce que le nombre de ménages se trouvant dans une situation de surendettement hausse le ton. Ce, étant donné que le ralentissement et l’arrêt des activités étaient au rendez-vous en s’accompagnant d’une croissance du taux de chômage.

Mais tout comme la chute du nombre de défaillances d’entreprises, l’on constate que davantage de foyers sont parvenus à éviter ce genre de problème par rapport en 2019. Et ce ne serait pas le fruit du hasard puisque tout indique qu’à l’instar du secteur entrepreneurial, ces derniers ont pu compter sur différents leviers pour les soutenir.

Le nombre de ménages surendettés a fait machine arrière

Avec l’effondrement de 10% du PIB constaté l’année dernière, les analystes s’accordent à dire que la France traversait l’une des pires crises économiques de son histoire. De ce fait, ils étaient aussi amenés à penser que les impacts de cette décadence ne manqueraient pas de se répercuter sur la santé financière des ménages en pensant aux plus endettés plus que jamais exposés au surendettement.

Mais pour se convaincre du contraire, il suffit de prendre en compte des paroles de François Villeroy de Galhau annonçant à mi-janvier que :

Sur l’ensemble de l’année 2020, nous avons vu arriver à la Banque de France 108 000 dossiers de surendettement, c’est 24% de moins qu’en 2019.

François Villeroy

Le gouverneur de Banque de France a même insisté sur le fait que jusqu’à la date de cette déclaration, aucune situation alarmante n’était à déplorer en ajoutant que :

Nous avons constaté un grand creux de dépôts de dossier au printemps de l’année dernière, lié au confinement. Nous sommes depuis revenus à peu près au niveau de 2019, nous étions même en décembre un peu au-dessus, mais nous n’avons pas constaté d’effet de rattrapage des dossiers qui n’avaient pas été déposés au printemps.

François Villeroy

Les ménages pouvaient compter sur différents boucliers

Avec un recul de 24%, alors que la crise était en plein dans sa puissance, l’on serait tenté de croire que la France faisait face à une situation quelque peu contradictoire concernant l’évolution du taux de surendettement des ménages.

En tentant d’y trouver une explication, les analystes ont découvert que les Français les plus endettés pouvaient compter sur différents boucliers en faisant allusion au mécanisme de rachats de crédits. Et ce n’est pas faute de le croire puisqu’en réunissant tous les prêts en un seul, cette solution permet à la fois d’alléger le poids des dettes et d’améliorer le reste à vivre, grâce à :

  • La prolongation de la durée de remboursement ;
  • L’allègement du taux d’intérêt ;
  • La prise en charge des obligations non bancaires à l’instar des loyers impayés ou autres.

Et la liste des options œuvrant dans ce sens est longue, mais d’après l’Insee, la résilience du pouvoir d’achat constatée durant cette période a joué un rôle déterminant dans cette baisse du nombre d’individus surendettés. Dans ce sens, l’Institut a en effet démontré que, malgré la chute du PIB, cet indicateur de richesse des ménages n’a baissé que de 0,9%, une fois soutenu par les dispositifs de soutien à l’économie mis en place par le gouvernement.

appel gratuit 0 800 250 300