Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Différents indicateurs laissent présager une augmentation du nombre de ménages en difficulté dans les mois à venir

personnes

Différents indicateurs laissent présager une augmentation du nombre de ménages en difficulté dans les mois à venir. C’est du moins, ce que s’accordent à dire les analystes pensant à une reprise du niveau de surendettement cette année après la baisse drastique constatée en 2020, alors que la crise battait son plein.

Dans son rapport annuel pour la période d’exercice de 2020, Banque de France a donné la preuve que, malgré la crise sanitaire et économique, la situation financière des Français s’est quelque peu améliorée. Du moins, si l’on tient compte du fait que la saison écoulée a été essentiellement marquée par la baisse drastique du nombre de ménages contraints de faire face au surendettement.

Une bonne nouvelle portée par différents leviers selon l’Institution financière qui est également bien placée pour dire que 2021 pourrait enregistrer une performance moins encourageante. Ce, en pensant à l’éventualité d’une croissance du nombre d’individus en difficulté.

Une reprise du surendettement est attendue

À titre de rappel, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir est l’un des premiers acteurs à penser qu’après la baisse de 2020, la saison 2021 serait marquée par une reprise du niveau de surendettement. Une raison suffisante pour l’inciter à chercher une solution auprès de l’Union européenne en décembre de l’année dernière en lui demandant d’adopter un dispositif obligeant les banques à proposer, d’une manière accélérée, des mesures de restructuration à leurs clients en pensant aux rachats de crédits ou autres. L’objectif étant d’éviter les situations de surendettement et de prévenir la hausse des demandes de prêts.

Tout cela pour dire que depuis un moment, différents observateurs s’attendent à l’arrivée de ce moment fatidique. Banque de France en fait partie et estime pour sa part que cette reprise devrait survenir courant 2021 en prenant compte des indicateurs laissant présager un accroissement du nombre de ménages en difficulté. À savoir :

  • Les dispositifs ponctuels ;
  • Les effets sur le long terme de la crise sur le marché de l’emploi ;
  • La hausse des dépôts de dossiers en décembre 2020.

Des éléments majeurs avec lesquels s’ajoutent les effets passagers des leviers à la source du recul du niveau de surendettement constaté en 2020 si ce n’est que de penser :

  • Aux différentes de mesures gouvernementales visant à soutenir les ménages en difficulté ;
  • Les mécanismes de report de remboursement de crédit ;
  • Les effets des confinements à la source de la fermeture totale ou partielle des structures d’aide sociale, des retards d’acheminement du courrier, la chute de la consommation.

2020 était une année d’exception

Pour les différentes raisons susmentionnées, 2020 était une année d’exception pour la France Métropolitaine en matière de surendettement. Simplement parce que c’est durant cette période que le territoire a enregistré l’une des plus fortes baisses de son histoire dans ce domaine.

Ainsi, il serait utile de rappeler que sur cette période, les commissions de surendettement n’ont reçu au total que 108 731 dossiers, en net recul de 24% par rapport en 2019.

Dans les détails, l’on peut découvrir dans le rapport de Banque de France que cette belle prouesse s’est accompagnée d’une baisse de 20% du nombre de cas jugés recevables par les commissions pour représenter 4,8 milliards d’euros. Profitant de l’occasion, la banque centrale a aussi fait savoir que l’année écoulée, certaines situations étaient comparables à celles de 2019 avec :

  • La situation de surendettement qui concerne principalement les adultes isolés et les femmes à la tête de foyers monoparentaux ;
  • La structure de l’endettement représentée à hauteur de 37% pour le crédit à la consommation, 34% pour le crédit immobilier et le reste constitué de dettes diverses.
appel gratuit 0 800 250 300