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Les banques ont tendance à resserrer le robinet des crédits face au niveau relativement élevé de l’endettement des entreprises françaises

Banque

Entité adossée à la Banque de France, le médiateur national du crédit est bien placé pour dire que dans les mois à venir et jusqu’en 2022, l’accès au financement bancaire pourrait devenir un vrai parcours du combattant pour les entreprises. Ce, en prenant compte des différents indicateurs pointant dans ce sens.

Dans l’un de ses derniers rapports, le médiateur national du crédit a fait savoir que par rapport aux 3 000 saisines enregistrées au quatrième trimestre de 2020, les quelque 1 600 répertoriées en février 2021 sont relativement bas, mais toujours à un niveau considérablement plus élevé qu’à l’époque d’avant-crise.

Tout cela pour en venir au fait que, malgré la baisse du nombre de faillites annoncée par Banque de France, les établissements d’emprunt éprouvent une certaine réticence à l’octroi du crédit. Dans ce sens, tout porte d’ailleurs à croire que cette tendance aurait bien fait de se renforcer d’ici à la fin de l’année et jusqu’en 2022.

Les banques ont tendance à resserrer le robinet du crédit

En France, différents mécanismes permettent d’alléger le poids de la dette des ménages et des entreprises dans le but ultime d’éviter la situation de surendettement. Dans ce sens, l’on s’accorde d’ailleurs à dire que le dispositif de rachats de crédits fait partie des options les plus efficaces pour sortir les emprunteurs en difficulté de la mouise.

Et en ce qui concerne les structures entrepreneuriales, Frédéric Visnovsky a même ajouté que ces dernières peuvent compter sur les différents dispositifs mis en place pour renforcer leur structure financière en faisant essentiellement allusion aux futurs prêts participatifs.

Mais en tant que médiateur national du crédit, cet homme est aussi bien placé pour constater que :

Les entreprises qui viennent nous voir ont pour l’essentiel essuyé un refus de PGE de la part de leur banque.

Frédéric Visnovsky

Ainsi, tout indique que, malgré ces différentes solutions, les banques ont tendance à resserrer le robinet du crédit et seront amenées à emprunter cette voie pour un moment encore selon ce responsable faisant valoir que :

Même si la situation est hétérogène selon les secteurs d’activité, on peut anticiper une certaine réticence de la part des banquiers pour prêter encore davantage, ou un possible durcissement des conditions de crédit.

Frédéric Visnovsky

Pour y apporter une explication, M. Visnovsky table sur la montée en puissance du niveau d’endettement des entreprises qui, en février 2021, a encore affiché une hausse significative de 12%.

Aucun moyen de souffler pour la médiation du crédit

En charge d’entamer le dialogue entre l’entreprise et la banque en cas de refus d’une demande d’emprunt, le médiateur national du crédit est conscient qu’avec la réticence montante des établissements d’emprunt, il n’aura aucun moyen de souffler cette année et celle d’après. Selon Frédéric Visnovsky :

Il va falloir accompagner les quelque 20 000 entreprises qui n’ont pas fait faillite l’an dernier, mais qui auraient dû, selon les statistiques, et qui seront logiquement en difficulté cette année.

Frédéric Visnovsky

Ainsi, cet organisme rattaché à Banque de France estime qu’il a du pain sur la planche et qu’il se doit de redoubler de vigilance sur les conditions d’emprunts qui auront tendance à durcir davantage pour éliminer les maillons faibles.

Un point de vue d’ailleurs partagé par les associations de soutien aux entreprises à l’instar du CIP 75 de Paris qui a tenu à prévenir qu’en cas de difficulté :

Il ne faut pas que les chefs d’entreprise attendent d’être aux abois pour lancer un appel à l’aide.
appel gratuit 0 800 250 300