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Le phénomène d’exode urbain s’accélère à New York et bouleverse le marché immobilier

famille afro américaine

Le phénomène d’exode urbain s’accélère à New York et bouleverse le marché immobilier. C’est du moins, ce que s’accordent à dire les observateurs constatant que ces dernières semaines, les habitants de cette ville américaine sont de plus en plus nombreux à déserter les lieux pour des raisons notamment liées à l’épidémie du coronavirus.

Une fois de plus, New York se doit de faire face à un nouveau phénomène d’exode urbain après celui enregistré dans les années 1970 et durant la période de 2003 à 2005.

Motivés par la pandémie ainsi que d’autres facteurs, force est de constater que dernièrement, les habitants de cette ville ont en effet décidé de quitter la zone pour vivre ailleurs quitte à recourir à un prêt ou à des rachats de crédits pour financer leur déménagement.

Et puisqu’il est essentiellement question de changement de domicile, cette tendance n’a pas manqué de bouleverser le marché immobilier du coin, mais également celui des régions limitrophes.

Les New-Yorkais quittent les lieux

Pour mémoire, le phénomène d’exode urbain concernant New York n’est pas une grande première. Tout simplement parce que des situations similaires se sont déjà produites dans le passé si ce n’est que d’énumérer celle des années 1970 quand le niveau de criminalité y était à son apogée ou celle de 2003 à 2005 quand les loyers étaient devenus inaccessibles à la majorité.

Tout cela pour dire que chaque passage a été porté par des facteurs différents comme pour ce qui se passe actuellement où l’on constate que les New-Yorkais quittent à nouveau les lieux. Et puisqu’il s’agit d’un évènement récent, l’on pourrait en déduire que le coronavirus y est pour beaucoup en causant la mort à des milliers d’individus en dépassant la barre des 22 000 décès depuis le début de l’épidémie.

Soit, à un niveau très élevé mettant New York à la tête de liste des villes américaines les plus touchées par l’épidémie. Une raison suffisante pour renforcer le traumatisme et inciter la population à plier bagage comme pour le cas de Nick Barnhorst et de sa famille prenant cette décision d’une manière tout à fait inopinée. À ce père de famille d’illustrer :

Je n'étais pas prêt à partir, mais d'un seul coup, c'est devenu, il faut se barrer d'ici le plus vite possible.

Nick Barnhorst.

Et comme si cela ne suffisait pas, Richard Stanton a aussi fait savoir que dans le contexte actuel, l’avènement du télétravail aura vite fait d’accélérer les choses en permettant l’accomplissement de certaines activités à distance. À cet analyste de l'agence Stanton Realtors d’ajouter :

Il y a une tendance plus lourde liée au fait qu'il va y avoir plus de gens qui travailleront de chez eux. Dans de nombreux cas, on aura une semaine au bureau plus courte.

Stanton Realtors.

Le marché immobilier en est bouleversé

Comme pour les années 1970 ou encore la période de 2003 à 2005, l’exode urbain de 2020 à New York n’a pas manqué de bouleverser le marché immobilier. Pour ce qui est de la montée en force de la pratique du télétravail par exemple, Richard Stanton a imaginé un aboutissement allant dans le sens où :

Le mouvement pourrait faire retomber la fièvre immobilière à New York et permettre à une nouvelle génération de s'installer dans une ville qui leur aurait été, sans cela, inaccessible.

Richard Stanton.

Quant aux effets de l’épidémie, il faut regarder du côté du cabinet immobilier Miller Samuel mentionnant dans ses statistiques que 5% des appartements sont désormais vacants à Manhattan pour afficher un niveau record jamais enregistré en l’espace d’une décennie. Une situation qui se fait d’ailleurs remarquer sur l’ensemble du territoire si l’on croit un responsable de cette agence remarquant que :

À New York, en ce début juillet, les camions de déménagement pullulent en journée.

Et puisqu’il est essentiellement question de quitter la zone, ce sont les régions limitrophes qui en profitent en voyant à la hausse la demande et ramenant le prix des logements à 20% au-dessus du niveau habituel et permettre à Richard Stanton de dire que :

Je ne m'attendais pas à une demande si forte qui ne prévoit pas que l'offre rattrape la demande avant six mois, voire un an.

Richard Stanton.

Dans le même sillage, un propriétaire résidentiel dans le Connecticut s’est même étonné du fait que différents acquéreurs potentiels se sont proposé d’acheter sa maison, alors qu’elle n’est pas à vendre. La preuve de l’ampleur de l’exode mettant aux abois les migrants face à un sérieux déséquilibre de l’offre et de la demande.

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