Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Le sursaut d’activité du marché immobilier à la fin du confinement devrait s’apaiser pour retrouver son rythme habituel

gestion immobilier

Le sursaut d’activité du marché immobilier à la fin du confinement devrait s’apaiser pour retrouver son rythme habituel. C’est du moins, ce que s’accordent à dire les professionnels spécialisés dans ce domaine prenant en compte les différents indicateurs permettant de croire à un tel aboutissement qui devrait se concrétiser d’ici l’horizon 2020.

Selon certains analystes, la saison 2020 ne serait pas trop décevante pour le marché tricolore de l’immobilier. Ces derniers estiment même qu’en matière de volumes de transactions, la barre des 918 000 pourrait être atteinte et permettre au système d’afficher un niveau comparable en 2017 où l’on en enregistrait la 3ème meilleure performance de l’histoire de la filière depuis des années.

Tout cela pour dire que, malgré la crise, il se pourrait que la situation ne soit pas aussi désastreuse comme l’on serait tenté de croire notamment, grâce au rebond mécanique de l’activité après la chute brutale durant le confinement créant un phénomène de rattrapage particulièrement brusque et rapide.

Un sursaut qui est en phase de s’apaiser pour un retour à la normale si l’on se réfère au fait que la tendance est désormais à la baisse en ce qui concerne la demande et le prix.

La ferveur des acheteurs aura tendance à se calmer

Bien que les taux des prêts immobiliers restent historiquement bas, la demande devrait peu à peu s’éroder.

C’est en cette phrase que se résument les prévisions en ce qui concerne l’évolution de la demande immobilière pour le reste de la saison 2020. Une façon de dire que la ferveur des acheteurs aura tendance à se calmer. Ce, malgré les offres de rachats de crédits ou les taux d’emprunt historiquement bas associés à une durée d’amortissement record de moins de 3 ans renforçant leur pouvoir d’achat désormais élevé à 76 m².

Tout cela, parce que ces spécialistes pensent que différents éléments viendront atténuer l’engouement des Français pour l’accès à la propriété. À commencer par la montée en force du taux de chômage qui commence malheureusement à se faire sentir. Un problème de taille avec lequel s’ajoutent les incertitudes sur l’évolution du contexte économique et sanitaire notamment liées à l’éventualité d’une deuxième vague d’épidémie faisant resurgir la nature prudente des ménages en matière de dépense.

Et en parlant d’actes de prudence, l’on constate également que depuis le deuxième trimestre, les banques se sont aussi mises à resserrer les conditions d’octroi comme l’avait recommandé le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) à la fin 2019. Une stratégie se manifestant d’ailleurs à travers l’exclusion des emprunteurs considérés comme les plus fragiles tels que les investisseurs ou les acheteurs avec un taux d’effort supérieur à 35%, sans apport.

Soit autant d’éléments permettant aux analystes de dire que :

Ce phénomène est d’autant plus inquiétant pour l’avenir du marché immobilier que cette croissance brutale avec un pic estimé à 11,5% à la mi-2021 pourrait mettre plusieurs années à s’inverser et devrait concerner l’ensemble du territoire, principales agglomérations comprises.

L’évolution des prix empruntera la même voie

Selon les observateurs, cette baisse attendue au niveau de la demande s’accompagnera aussi d’une diminution contenue des prix de l’ordre de 1% dans l’Hexagone en ajoutant que :

Cette période incertaine et inédite qui s’ouvre devant nous alors même que l’épidémie du coronavirus n’est pas encore maîtrisée devrait être marquée par l’arrêt de la hausse continue des prix connue depuis cinq ans.

Ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour les acheteurs qui peuvent s’attendre à la stabilisation du marché portée essentiellement par :

  • La volonté du gouvernement d’éviter autant que possible un reconfinement généralisé ;
  • L’instauration par l’État de filets de sécurité pour soutenir la situation économique ;
  • La poursuite d’une politique monétaire accommodante par la Banque Centrale Européenne.

En attendant, l’on peut d’ores et déjà constater que la vitesse marche arrière est déjà enclenchée dans certaines grandes agglomérations comme Toulouse et Montpellier où l’on enregistre un recul de 0,5% après la hausse de 7,1% et de 4,1% constatée entre le 1er septembre 2019 et le 15 mars 2020. Pareille situation pour Paris affichant une décélération de 0,4% après un accroissement de 5,1%.

Les prévisions estiment même que sur les 12 prochains mois, cette décadence pourrait atteindre la barre des 2% auprès de certaines grandes villes comme Nice ou Montpellier, mais pas au point de faire penser à un effondrement tarifaire qui demeure peu probable.

appel gratuit 0 800 250 300