Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Les banques ont l’obligation d’aider les ménages à éviter la fragilisation financière liée à l’endettement

ménage en difficulté financière

En 2019, la France peut se targuer d’avoir vu la montée en force du marché immobilier résidentiel. Ce qui se présente comme une excellente nouvelle pour le secteur sauf qu’elle a fini par inquiéter le HCSF pour la simple raison qu’elle s’est aussi accompagnée du niveau d’endettement des ménages qui s’exposent davantage à des risques financiers.

Dans l’Hexagone, croissance du marché immobilier résidentiel rime avec hausse du niveau d’endettement des ménages. Pour y trouver une explication, il faut regarder du côté du secteur bancaire où l’on enregistre une croissance significative du prêt habitat, ce service destiné à financer l’investissement dans la pierre.

Un contexte qui n’a pas manqué de susciter l’inquiétude auprès du HCSF (Haut Conseil de stabilité financière) qui y voit une menace pour les emprunteurs qui risquent de se retrouver à faire face à la vulnérabilité financière. Une raison incitant l’institution à faire appel à la vigilance des banques qui ont désormais l’obligation d’adopter certaines mesures pour éviter le pire, l’essor du surendettement.

L’essor du crédit immobilier inquiète le HCSF

Comme susmentionnée, la saison 2019 a été marquée par le dynamisme particulier du marché immobilier résidentiel qui lui-même a été propulsé par la hausse de l’encours du prêt habitat. Ce qui revient à dire que la croissance était aussi au rendez-vous pour le crédit immobilier durant cette période d’exercice au point d’inquiéter le HCSF qui a tenu à faire valoir dans une note publiée en octobre dernier que :

La part du revenu des ménages consacrée au remboursement de la dette est repartie à la hausse.

Cette autorité financière rattachée à Bercy estime en effet qu’une telle situation expose les ménages à ce risque non négligeable qu’est la vulnérabilité financière qui pourrait conduire ces derniers à faire face au surendettement.

Dans ce sens, cet organisme a pointé du doigt deux pratiques bancaires pouvant plonger les emprunteurs dans un contexte où ils auront très peu de restes à vivre à leur disposition :

  • La prolongation des durées de remboursement qui dépassent désormais les 25 ans ;
  • Le niveau d’effort d’endettement dépassant le seuil légal de 33% des revenus pour dépasser la barre des 35%.

À noter que le fait que les Français peuvent accéder à différents types de crédit à la fois n’est pas pour arranger les choses. Tout simplement parce qu’empiler les prêts provoque davantage de mensualités à payer qui, à leur tour, amenuisent le reste à vivre.

Les banques se doivent d’éviter le pire

Les rachats de crédits figurent parmi les moyens proposés par les établissements bancaires à leur clientèle pour permettre à cette dernière d’éviter la vulnérabilité financière engendrée par un niveau élevé d’endettement suite à l’empilement de différents types d’emprunt.

Mais d’après les constats, il semblerait que cette mesure soit peu suffisante face à l’essor du marché du prêt immobilier qui s’est affiché en 2019 conduisant davantage de Français à se retrouver avec encore plus de dettes sous les bras.

C’est pourquoi, le HCSF a, en décembre dernier, formulé une recommandation adressée aux banques opérant en France pour que ces dernières servent de rempart pour éviter le pire qui serait de permettre au surendettement de se redresser. À l’Autorité d’ajouter dans une note :

Cette hausse de l’endettement appelle à la vigilance d’autant qu’elle s’accompagne d’une dégradation des conditions d’octroi.

Dans ce sens, les institutions financières sont appelées à respecter deux règles fondamentales en matière de condition d’octroi de crédit :

  • Le taux d’endettement qui ne doit dépasser 33% des revenus des ménages ;
  • Les délais de remboursement qui ne doivent pas aller au-delà des 25 ans.

Des lignes directrices initialement placées pour contenir les risques liés à l’essor du prêt habitat, mais qui sont aussi valables pour les autres types de crédit.

appel gratuit 0 800 250 300