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L’atonie de la croissance économique française persiste malgré la reprise de la consommation

un ménage francais faisant ses comptes

Différentes raisons ont poussé le pouvoir public à redoubler d’efforts pour renforcer le pouvoir d’achat des Français. Son objectif étant de soutenir la croissance économique du pays à travers la reprise de la consommation. Cible atteinte concernant la hausse des dépenses sauf qu’elle n’a pas réussi à redynamiser l’économie pour différentes raisons.

Représentant 54% du PIB, les dépenses de consommations des ménages représentent le pilier majeur de l’économie française qui dépend essentiellement du marché interne. Raison pour laquelle le gouvernement a adopté différentes mesures afin de renforcer le pouvoir d’achat des Français qui a d’ailleurs progressé considérablement en 2019 pour entraîner par la même occasion une hausse au niveau des dépenses.

Toutefois, force est de constater que cette reprise n’a pas donné l’effet escompté. Tout simplement parce que l’atonie de la croissance économique du pays a continué de persister. Une déception qui s’explique essentiellement à travers le recul des investissements et l’accélération des importations.

Hausse du pouvoir d’achat et des dépenses oui, mais…

Mesures fiscales et budgétaires, accélération de l’emploi marchand ainsi que l’accès facile aux emprunts bancaires comme les rachats de crédits, les facilités de caisse ou les prêts à la consommation… de nombreux éléments ont contribué à l’accomplissement de la tâche que le gouvernement français s’est fixé vers l’horizon 2018.

Celle qui vise à rehausser le pouvoir d’achat des ménages pour les inciter à consommer davantage et ainsi soutenir la croissance économique.

Ce qui est chose faite d’ailleurs, du moins pour le pouvoir d’achat qui a progressé de 2,1% et pour le niveau des dépenses compressibles qui a affiché une hausse de 2,5% (durant les deux derniers trimestres de 2019) puisque l’accroissement de l’économie est resté modeste à hauteur de 1,3%.

Entendons par dépenses compressibles, les achats de biens durables comme le mobilier, le loisir ou l’habillement. Ceux qui permettent d’approcher et d’apprécier l’évolution de la consommation dans les meilleures conditions si l’on croit l’Insee qui a tenu à expliquer dans une note de conjoncture publiée en juin dernier que :

Les fonctions de consommation ont des réactions très différentes à un choc de revenu. Les dépenses dites pré engagées (loyers, assurances, télécommunications…) et celles peu compressibles (alimentation, santé…) réagissent peu à un tel choc, qu’il soit positif ou négatif, contrairement aux dépenses compressibles (habillement, mobilier, loisirs…).

Lesté par deux poids non négligeables

Avec 1,3% à son actif, l’on pourrait dire que la croissance économique de la France a été atone en 2019. La preuve que la hausse de 2,5% de la consommation compressible n’a pas eu l’effet escompté. Et si le pays est en arrivée là, c’est parce que son accroissement a été lesté par deux poids non négligeables.

À commencer par la baisse des investissements publics et privés ainsi que des entreprises qui s’est affichée en 2019 en notant que depuis trois ans, l’économie française se repose essentiellement sur ce type de dépense.

Quant à l’autre raison, elle s’explique à travers l’accélération de la part importée des dépenses compressibles. Celle qui donne avantage aux produits importés, alors que d’après l’Insee :

Ces derniers entrant en déduction dans le calcul du PIB, ils viennent peser sur la croissance.
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