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Les mesures de soutien liées au coronavirus ont causé la dégradation des finances publiques

monnaie euro et masque coronavirus

Pour permettre aux Français et à l’économie française de faire face à l’épidémie du coronavirus dans les meilleures conditions, le gouvernement a mis sur pied une série de mesures aussi coûteuses les unes que les autres. Des stratégies qui valent des milliards d’euros et qui n’ont pas manqué de causer la dégradation des finances publiques.

En portant un regard sur les mesures adoptées pour faire face au coronavirus et ses conséquences, les analystes s’accordent à dire que le gouvernement français s’est penché sur une stratégie keynésienne soutenue par le relâchement des contraintes budgétaires du traité de Maastricht.

Ces derniers estiment en effet que l’État a essentiellement concentré ses efforts dans la préservation de l’économie à travers la mise en place de différentes mesures destinées à la soutenir.

Ce qui n’est pas sans coût pour le pouvoir public qui a injecté plusieurs milliards d’euros dans ces dispositifs qui semblent porter leurs fruits pour le moment. Mais ce qui inquiète le plus les observateurs, c’est la période d’après cette crise exceptionnelle où le pays se doit de procéder à la relance économique, alors que ses finances se sont dégradées.

Le pouvoir public s’est fortement endetté

En décidant de soutenir l’économie, l’exécutif s’est engagé dans une stratégie des plus coûteuses, ne serait-ce que d’énumérer le plan de 45 milliards d’euros destinés à soutenir les entreprises ou le recours au chômage partiel qui vaut également des milliards.

Et ce n’est rien à côté de la Garantie d’État de 300 milliards d’euros permettant aux structures entrepreneuriales d’accéder à une offre de prêt exceptionnelle auprès des banques.

Soit, autant de dispositifs permettant au système de garder la tête hors de l’eau, sauf qu’ils ont inéluctablement conduit à la dégradation de la finance publique. En effet, tout comme les pays européens, la France ne dispose pas de la trésorerie nécessaire pour répondre à ces besoins que pour y remédier, elle a été contrainte de procéder à l’émission de bons de trésor et augmenter le montant de ses dettes.

Résultats, le niveau d’endettement de l’État a atteint un niveau inquiétant pour permettre à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie de tirer la sonnette d’alarme au 17 mars dernier en faisant valoir que :

Dégradation des finances publiques a dépassé les 100% du PIB.

Bruno Le Maire.

Et en tenant compte du fait que le seuil maximum de dette constituant un risque économique est d’environ 90% du PIB, certains analystes sont tentés de croire que la situation est plutôt critique.

Des pistes sont étudiées pour éviter le pire

D’après les analystes, la France s’expose au pire en dépassant la barre des 100% du PIB en faisant allusion à l’effet d'éviction. À ces spécialistes d’expliquer :

L'effet d'éviction se manifeste quand la dette crée encore plus de déficit et de dette, car la demande ajoutée par les injections de l'État vient alors en substitution, plutôt qu'en complément, de la demande normale.

Et d’ajouter que :

Craignant que le gouvernement décide de réajuster ses finances en réaugmentant les impôts par exemple, les ménages et les entreprises anticipent et substituent consommation et investissement par de l'épargne. La demande n'est alors plus redynamisée par le multiplicateur.

Ainsi, pour éviter une telle éventualité, des pistes sont étudiées. Dans ce sens, la Banque centrale européenne (BCE) s’est par exemple proposé de procéder à un rachat de crédits. Concrètement, elle s’engage à racheter le titre des dettes des États, y compris la France, à travers une opération d'open market d’un montant de 750 milliards d'euros. À noter que dans ce domaine, les Banques centrales sont disposées à lui apporter leur soutien en l’aidant dans l’achat et la vente des titres contre des liquidités sur le marché monétaire.

Aussi l’on peut énumérer d’autres solutions comme :

  •  L'annulation pure et simple des dettes de l'État comme celles des entreprises privées ;
  •  Le recours au mécanisme d'hélicoptère monétaire qui consiste à distribuer directement de l'argent aux consommateurs et aux entreprises ;
  •  Le report des délais de remboursement des emprunts ;
  •  La suspension des règles budgétaires.
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