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La crise du coronavirus expose dangereusement les banques américaines au problème d’insolvabilité des ménages

banque américaine

Aux États-Unis, les banques se préparent à faire face à un problème de taille faisant penser aux conséquences de la crise des subprimes. Ces dernières estiment en effet qu’avec l’entrée en scène du coronavirus sur le territoire, tous les éléments sont réunis pour que la crise sanitaire américaine se transforme en crise financière.

Dans un pays comme les États-Unis où les dettes font parties du quotidien de la majorité de la population à travers le rachat de crédits et les différentes formes de prêts, le niveau d’endettement de la majorité de la population est relativement élevé.

Et d’après les analystes, leur situation n’est pas près de s’améliorer depuis que le coronavirus a plongé le pays dans le confinement et entrainer des millions d’individus dans le chômage et dans des difficultés financières insoutenables.

Résultat, les risques d’insolvabilité sont des plus élevés au point d’inquiéter les établissements financiers qui s’attendent désormais à des défauts de remboursement généralisés pouvant causer leur faillite comme pour le cas de la banque Lehman Brothers suite aux conséquences de la crise des suprimes. Une raison suffisante pour les inciter à adopter certaines mesures pour se protéger.

Le coronavirus comme facteur aggravant

D’après certains observateurs, la crise sanitaire secouant les États-Unis a désormais toutes les chances de se transformer en crise financière maintenant qu’elle a plongé le pays dans une crise économique sans précédente.

Ces derniers estiment en effet qu’avec l’arrivée du coronavirus sur le territoire, tous les éléments sont réunis pour engendrer un phénomène aussi inquiétant que celui des subprimes de 2008 qui a, par la suite, plongé le monde dans le chaos.

Dans ce sens, différents facteurs sont ainsi pontés du doigt. À commencer par le niveau d’endettement relativement élevé des ménages qui, d’après la Fed de New York, a dépassé de 26,8% le seuil critique enregistré au second trimestre de 2013 et de 4,4% celui de 2018 pour afficher un montant total de 601 milliards de dollars.

L’on peut également parler du taux d’insolvabilité des ménages qui est déjà élevé si l’on tient compte du fait que :

  • 9 millions d’individus bénéficiant du prêts étudiants fédéraux n'ont pas effectué de paiement depuis au moins neuf mois ;
  • 7 millions d'Américains ont 90 jours de retard dans le remboursement de leur crédit automobile.

En parlant de remboursement, Moody's Analytics estime qu’avec le confinement, 30% des Américains ne pourront bientôt plus honorer leur emprunt immobilier, alors qu’environ 12% de ceux rattachés aux prêts à la consommation sont déjà en plein dedans depuis 9 avril dernier.

Aussi, il faut souligner qu’avec cette épidémie, le nombre de personnes se retrouvant au chômage a atteint un niveau historiquement élevé au 16 avril 2020 en dépassant la barre des 22 millions, alors qu’en parallèle, les ménages se doivent de consacrer davantage de budget en matière de soins. Tout simplement parce que contrairement aux Français, ils ne bénéficient pas d’un système public de protection de santé.

Soit, autant d’éléments qui font penser que les Américains ne sont pas au bout de leur peine notamment dans l’optique où les mesures de confinement venaient à être prolongées.

Les banques américaines se préparent au pire

En tenant en compte tous les facteurs susmentionnés, les établissements bancaires américains sont conscients que la bonne tenue du système financier est désormais menacée par des risques élevés d’insolvabilité qui, rappelons-le, a engendré la faillite de nombreuses structures suite aux conséquences de la crise des subprimes.

Les banques pensent même que la situation serait plus grave, puisqu’il n’est plus uniquement question de problème de remboursement lié à des prêts hypothécaires douteux que pour éviter le pire, elles ont choisi de prendre les devants en adoptant certaines mesures destinées à les protéger contre une éventuelle crise.

Et pour ses dernières, la meilleure façon d’y parvenir est de mettre de côté des réserves de crédits actuellement estimés à 20 milliards d’euros pour l’ensemble des acteurs ayant choisi cette option à l’instar de Bank of America, de Wells Fargo ou encore de Citigroup. Un responsable de chez JPMorgan qui est aussi de la liste a même fait savoir que :

Ces provisions pourraient ainsi être significativement plus élevées au cours du prochain trimestre.

Une décision qui, d’après les observateurs, les préservera certainement de cette épée de Damoclès qui plane sur leur tête, mais qui ne manquerait pas d’impacter la croissance économique du pays à moyen terme. Ce, pour la simple raison que pour y arriver, les banques se doivent de réduire les services destinés à soutenir financièrement l’économie réelle.

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