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La BCE pourrait jouer un rôle majeur dans l’allègement de la dette d’État relativement élevée de la France

gestion de dettes

La BCE (Banque centrale européenne) pourrait jouer un rôle majeur dans l’allègement de la dette relativement élevée de la France. C’est du moins, l’une des solutions proposées par un expert de l’économie qui avance l’idée de faire passer les obligations de l’État tricolore dans le bilan de cet organisme financier.

Le rachat de crédits, c’est la solution avancée par le prix Nobel d'Économie Jean Tirole pour permettre à la France de ne pas crouler sous le poids de la dette, une fois le coronavirus vaincu. Ce, en sachant que dans ce domaine, le pays aura atteint la barre des 115% du PIB d’ici à la fin de l’année pour représenter un niveau relativement élevé suscitant l’inquiétude auprès de certains observateurs craignant une crise systémique.

Ainsi, cet économiste estime que la BCE est bien placée pour jouer ce rôle de sauveteur en rachetant les arriérées tricolores. Une stratégie qui pourrait cependant engendrer un phénomène d’inflation qu’un système de taxation sur l’épargne pourrait endiguer.

La BCE pourrait sauver la mise

Selon Jean Tirole, la BCE pourrait être d’un grand secours pour la France comme pour ce qu’elle a fait pour l’Italie quand elle s’est proposé de racheter la dette d’État de cette nation afin d’éviter une crise systémique mettant à mal son économie. À David Cayla, un autre économiste, d’y apporter plus de précision :

La nouvelle dette italienne peut être achetée sur le marché primaire par une banque italienne qui la vend ensuite à la BCE sur le marché secondaire. À la fin, c'est bien la BCE qui récupère la dette italienne.

David Cayla.

Ainsi, Jean Tirole pense que ce mécanisme pourrait être adopté au cas des Français ainsi que d’autres pays européens également endettés suite aux conséquences du coronavirus.

Une solution qui est d’ailleurs saluée par David Cayla qui tenait cependant à souligner que théoriquement, il s’agit là d’une pratique contraire aux statuts de la Banque centrale européenne. Cet expert a d’ailleurs ajouté que pour le cas de l’Italie, la contribution de cet organisme financier a été de court terme, alors que si elle venait à tendre la main à la France, le délai risque fort de se prolonger en faisant valoir que :

Là, il s'agirait de le faire à très long terme.

David Cayla.

Des aspects qui pourront faire figure d’obstacle à cette idée, alors qu’elle est d’ores et déjà vue d’un mauvais œil par certains pays du Nord et par l’Allemagne, alors que cette solution est jugée par les analystes comme étant l’une des plus subtiles parmi les différentes stratégies imaginées à l’instar de :

  • La politique d’austérité associée à une hausse de la fiscalité qui ne manquerait pas d’impacter négativement sur le budget des Français.
  • L’annulation pure et simple des dettes d’État jugée impensable par la BCE.

Concernant ce dernier point, la Banque centrale a d’ailleurs tenu à souligner que :

Les Européens doivent rembourser.

Un choix entre inflation et taxe sur l’épargne

D’après certains observateurs, ce système de rachat de crédits avancé par Jean Tirole a toutes les chances d’aboutir. Mais comme pour les autres solutions, ces derniers estiment qu’elle n’est pas sans faille en risquant d’engendrer un phénomène d’inflation insoutenable. Dans ce sens, ces analystes ont d’ailleurs tenu à signaler que :

Le problème principal de la création monétaire, c'est évidemment l'inflation.

Jean Tirole.

Ce qui n’est pourtant pas de l’avis de Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique du groupe Saxo Bank qui s’est exprimé en ces termes :

Le risque d'avoir une forte inflation est très peu probable.

Christopher Dembik.

Quoi qu’il en soit, David Cayla estime qu’en cas d’adoption de cette stratégie, la France se doit d'être prête à faire face à cette éventualité en misant sur un dispositif de taxation sur l’épargne des Français pour permettre à la nation tricolore de faire d’une pierre, deux coups :

  • Rembourser une partie de la dette ;
  • Inciter les épargnants à investir dans l’économie réelle.

Une option qui revient à dire que le pays aura à choisir entre une forte inflation ou une taxe sur l’épargne.

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