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Le marché immobilier tient essentiellement sa reprise d’après confinement aux ménages favorisés

apaprtements neufs

Le marché immobilier tient essentiellement sa reprise d’après confidemment aux ménages favorisés. Il s’agit là des plus grands enseignements que les analystes ont retenus en regardant de près les différents rapports, études et dossiers portant sur le sujet. L’occasion leur permettant également de faire valoir que cette situation peut être passagère.

Le marché immobilier figure parmi les secteurs d’activité tournant au ralenti ou à l’arrêt durant la période de confinement. Mais il fait également partie de ceux retrouvant au plus vite son dynamisme depuis que cette mesure sanitaire a été mise à l’arrêt en accordant une longueur d’avance en la faveur des zones rurales.

Et en y regardant de près, certains analystes ont découvert que cette reprise, le secteur le doit essentiellement à une catégorie spécifique de la population, les ménages les plus aisés faisant partie de ceux dont la santé financière n’a pas été trop impactée par les conséquences de l’épidémie. Un constat leur permettant également de penser à une situation temporaire qui devrait aboutir à un phénomène de récession porté par différents éléments.

Le marché immobilier a retrouvé de ses couleurs, mais…

Voilà des semaines et des poussières que la mesure de déconfinement a été décrétée. Le signal d’alarme réveillant également le marché immobilier de sa torpeur qui a vite fait de retrouver de ses couleurs si l’on croit les résultats de différentes enquêtes portant dans ce sens pour la période du 11 au 25 mai.

Dans ce sens, la plateforme Particulier à Particulier (PAP) a par exemple publié un rapport encourageant en faisant valoir que les recherches sur son site de réseau immobilier a fait un bond considérable de 38% en Île-de-France avec des pics dépassant les 90% dans certains départements comme le Pas-de-Calais, l’Eure et l’Ain affichant respectivement 96%, 98%, 117%. Soit, autant de chiffres démontrant un retour de la tendance pour l’investissement dans la pierre auprès des Français.

Un penchant qui n’est d’ailleurs pas passé inaperçu auprès des professionnels si l’on croit Le Point dans l’une de ses apparitions hebdomadaires précisant qu’en matière de transaction immobilière la croissance est aussi au rendez-vous notamment, grâce aux rachats de crédits et aux prêts immobiliers en soulignant que :

Plus de 98% des notaires interrogés affirment avoir constaté une reprise significative. Et pour près de 30% d’entre eux, l’activité par rapport à mai 2019 est même supérieure.

Pour sa part, le Figaro a démontré que ce redécollage s’est accompagné d’un changement tendanciel en ce qui concerne le choix des emplacements en accordant désormais l’avantage aux zones rurales avec en tête de liste la région Ouest-France.

…Peut-être pas pour longtemps

Compte tenu de ces données, il serait difficile de ne pas penser que le marché immobilier a retrouvé son dynamisme. Mais, d’après certains observateurs comme Henry Buzy-Cazaux, Président de l'Institut du management des services immobiliers, il serait une erreur de trop s’y fier. Tout simplement parce que cet expert estime que cette reprise aura vite fait de s’estomper.

Dans cette optique, ce spécialiste a avancé l’idée qu’il s’agit d’un effet de rattrapage tenant compte du fait que durant le confinement :

  • Les études notariales étaient (physiquement) fermées ;
  • Les transactions ont été gelées, mais la préparation des actes et le suivi des dossiers de vente ne se sont pas arrêtés.

Et d’ajouter :

Actuellement, les ménages qui achètent sont ceux qui ont été les moins impactés par la crise, à savoir les ménages favorisés. Mais il s’agit de catégories de population réduites. Une grande partie des Français n’a, pour l’heure, plus la vigueur nécessaire pour l’acquisition immobilière.

Tout cela pour dire que ce dynamisme, le secteur le doit essentiellement aux secundo-accédant, cette catégorie aisée de la population possédant déjà un capital immobilier et dont la santé financière n’a pas été trop impactée par les conséquences de cette crise sanitaire. Ainsi, cette personnalité estime que pour les mois à venir, le système ne peut compter sur les primoaccédants qui se doivent encore de faire face à :

  • Des difficultés financières ;
  • Une timide reprise économique ;
  • La levée des aides d’État au chômage partiel pouvant se transformer en chômage réel.

Concernant cette dernière ligne, l’OCDE a en outre fait une annonce quelque peu inquiétante précisant dans une note que :

La France pourrait subir la plus forte récession économique du monde.

Soit, autant d’éléments incitant Henry Buzy-Cazaux à revoir ses prévisions pour cette année en faisant valoir que :

En définitive, le volume de vente pourrait baisser sur l’année de 200 000 à 300 000 transactions.
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