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L’endettement excessif des entreprises serait plus inquiétant que celui de l’État en cette période de crise

une professionnel en train de traiter les dettes d'entreprise

L’endettement excessif des entreprises serait plus inquiétant que celui de l’État en cette période de crise liée à l’épidémie du coronavirus. C’est du moins l’avis de Frédéric Farah, un expert en économie qui a récemment démontré que dans ce domaine, la dette privée est de loin plus élevée que la dette publique.

Dernièrement, l’endettement de l’État revient souvent au cœur des débats. Tout simplement, parce que la dette publique a atteint un niveau inquiétant aux yeux de certains analystes depuis que le coronavirus est entré en France forçant le pouvoir public a dépensé des milliards d’euros pour permettre au pays d’en amortir le choc quitte à s’endetter davantage.

Mais d’après Frédéric Farah, cette situation est loin d’être dramatique une fois comparée à celle des entreprises à travers les dettes privées qui sont nettement plus élevées. Cet expert estime même qu’en l’absence de solutions, ces dernières risquent de se retrouver dans de très mauvaises postures.

La dette publique est élevée, mais…

À titre de rappel, la dette de l’État a dépassé la barre des 100% par rapport à la richesse nationale pour s’élever à hauteur de 115% du PIB notamment depuis que le pouvoir public a consacré d’énormes sommes d’argent dans ses plans destinés à faire face au coronavirus. Soit, une enveloppe de 100 milliards d’euros qui s’est avérée insuffisante pour l’inciter à emprunter 90 milliards de plus pour soulever ses obligations au niveau susmentionné.

Ce qui n’a pas manqué d’inquiéter certains économistes qui y voient une menace pour l’économie que pour y remédier, ils sont bien nombreux à proposer des solutions. Dans ce sens, le rachat de crédits est l’une des pistes explorées en mettant en scène la BCE. Et dernièrement, l’idée de faire jouer l’épargne des Français aussi est mise en avant dans le but d’aider la France à effacer sa dette.

Soit, autant d’indicateurs portant à croire à la gravité de la situation sauf que selon Frédéric Farah n’est pas de cet avis en faisant valoir que :

En théorie, la question des dettes ne devrait pas se poser en Europe.

Frédéric Farah

Pour étayer son point de vue, cet expert en économie a d’ailleurs précisé que :

Aujourd’hui, nous empruntons pour rien, et le coût de notre dette publique française s’est réduite, et la BCE disons-le pour l’heure joue le pare-feu pour éviter l’envolée des taux d’intérêt.

Frédéric Farah

Et d’ajouter :

N’oublions pas que l’Europe est une zone au monde excédentaire en matière d’épargne c’est-à-dire que nous ne dépensons pas tout notre revenu et donc que nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens, mais en dessous.

Frédéric Farah

…Pas autant que la dette privée

En atteignant la barre des 115% du PIB, la dette publique française est certes élevée. Frédéric Farah en conscient, mais qui estime cependant que celle-ci ne les pas autant par rapport à la dette privée en précisant que :

Aujourd’hui, la dette des ménages et des entreprises est supérieure à celle de la dette publique, plus de 150% du PIB.

Frédéric Farah

Pour illustrer, ce spécialiste a d’ailleurs rappelé que :

La dette brute totale des entreprises françaises en 2018 dépassait 4000 milliards d’euros.

Ce qui est, d’après lui, était plutôt soutenable durant la période d’avant cette crise sanitaire, sauf que ce n’est plus le cas, maintenant que cette pandémie a bouleversé le système en engendrant une crise économique et en affaiblissant financièrement les entreprises pour le ramener à dire que :

Un phénomène de déflation par la dette pourrait survenir. Si le climat politique et économique se dégrade encore davantage, et l’incertitude venant à croître, le désir d’investir va se réduire.

Un aboutissement qui, selon ce spécialiste risque d’apporter de graves préjudices au secteur entrepreneurial en rajoutant que :

Des entreprises endettées ou trop endettées risquent d’aller au tapis. Faillites, pertes d’emploi, dépréciation des actifs, et j’en passe.
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