Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

La banque centrale s’attend à un retour à la normal des taux des crédits immobiliers à partir de juillet

banque de France

Depuis le confinement, un phénomène particulier s’est fait remarquer en ce qui concerne le secteur immobilier. Tout simplement parce que le début de cette période s’est également accompagné d’une croissance des taux des crédits pour s’élever à un niveau inquiétant. Une tendance qui, d’après banque de France devrait bientôt s’atténuer.

Dans l’Hexagone, une source d’inquiétude préoccupe les professionnels de l’immobilier depuis que les mesures de confinement ont été décrétées. Entendons par là, les courtiers, les agents ou encore les promoteurs remarquant un phénomène de croissance concernant les taux d’intérêt liés aux prêts habitats. Une raison les incitant à penser au pire en évoquant les différentes raisons à la source de ce revirement.

Ce qui n’est pourtant pas de l’avis de Banque de France qui a fait part de son point de vue sur le sujet en début juin en précisant dans une note statistique qu’il s’agit là que d’une situation temporaire, qui sera marquée par un retour à la normale à partir de juillet.

L’inquiétude gagne les professionnels de l’immobilier

Conditions d’emprunts des plus souples, taux d’intérêt près de la zone négative, rachat de crédits permettant d’alléger davantage le niveau d’endettement, délai de remboursement prolongé… en France, tous les leviers sont réunis pour encourager le recours aux emprunts auprès des établissements financiers.

Résultat, la dette immobilière des ménages a atteint un niveau relativement élevé en frôlant la barre des 100% de leur revenu brut disponible vers la fin 2019 si l’on croit les données de Xerfi. Ce qui représente d’ailleurs un encours total de 1 100 milliards d’euros incitant Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de ce cabinet d’étude à dire que :

Il y a bien une trajectoire spécifique de l'endettement des ménages français qui prend l'allure d'une véritable dérive et aujourd'hui d'une bombe à retardement avec la crise de la Covid-19.

Alexandre Mirlicourtois

À propos de ce virus, ce responsable a fait savoir que ses conséquences risquent d’apporter des issues négatives en matière de remboursement en engendrant 900 000 pertes d’emploi sur son passage.

Mais pour en revenir au vif du sujet, il faut préciser que cette croissance de l’endettement des Français a incité le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) à encourager les banques à serrer les vannes des prêts depuis décembre dernier.

Ce qui est chose faite si l’on croit les professionnels du domaine remarquant l’accroissement des taux d’intérêt notamment depuis le confinement en passant de 1,19% en moyenne en mars à 1,31% le mois d’après. Et comme si cela ne suffisait pas, courtiers et agents immobiliers ont aussi retenu une hausse significative des rejets des demandes de prêts de la part des banques. Au président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) d’ajouter :

L'accès aux prêts immobiliers se détériore.

Soit, autant d’indices suscitant l’inquiétude auprès de ces derniers qui y voient deux issues possibles :

  • La fermeture du marché aux primoaccédants ;
  • Le début d'une correction des dérives observées ces derniers mois (allongement des durées de prêts, apports faibles…) selon les recommandations du HCSF.

Banque de France y voit une situation temporaire

Face à l’inquiétude des professionnels immobiliers, Banque de France a voulu apaiser les craintes en faisant valoir que la hausse des taux d’intérêt des crédits immobiliers et l’augmentation des rejets n’est qu’une situation passagère notamment liée au confinement. À la banque centrale de préciser dans un communiqué :

Cet effet temporaire du confinement sur la production de crédits nouveaux devrait se poursuivre en mai et se dissiper progressivement à partir des chiffres de juillet.

Et d’ajouter :

La reprise attendue de la production de crédits nouveaux sera corrélée à la reprise des transactions immobilières.

Pour expliquer son point de vue, cette institution financière a fait savoir que ce revirement tire principalement sa source des renégociations touchant respectivement 28% et 50% des prêts en mars et avril faisant baisser les taux dans l’ancien, mais rehaussant la moyenne sur le marché. Pour calmer davantage les tensions, Banque de France a souligné que :

Hors renégociation, le taux d'intérêt des prêts à l'habitat baisse de 2 points de base et reste historiquement bas à 1,15 %.

 

appel gratuit 0 800 250 300