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Une menace potentielle pour les ménages se cache derrière le dynamisme du marché immobilier

appartements neufs

Pour les professionnels de l’immobilier, le dynamisme du marché immobilier qui ne fait que s’accentuer ces dernières années est certes une excellente nouvelle. Mais comme toutes les médailles, cette performance a aussi son revers. Celui qui met en mauvaise posture les ménages qui sont prêts à s’endetter à vie pour se créer un patrimoine.

Depuis des mois, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) n’a pas cessé de montrer son inquiétude face à la bonne tenue du secteur immobilier en matière de vente. Contrairement aux agences, notaires, courtiers en prêts ainsi que tous les professionnels du domaine qui y trouvent leur compte, cet organisme voit en effet une menace potentielle pour les ménages.

Tout cela, parce que plus que jamais, les Français sont déterminés à investir dans la pierre en misant principalement sur les crédits bancaires d’autant que les conditions d’octroi sont désormais des plus accessibles. Un privilège que le HCSF voit comme un cadeau empoisonné dans l’optique où il mène de nombreux emprunteurs à se mettre sous le joug du surendettement sur une très longue période.

La tendance est à l’investissement dans la pierre

Dans l’Hexagone, la tendance veut que les Français se ruent davantage dans l’investissement dans la pierre même si pour y parvenir, ils se doivent de souscrire à un prêt immobilier ou à un rachat de crédits. Un engouement qui s’explique à travers deux éléments majeurs si l’on croit le président de l’Institut de management des services immobiliers (Imsi) qui a énuméré :

  •  L’inquiétude des Français qui appréhendent une baisse significative de leurs ressources financières une fois l’âge de la retraite arrivée que pour y remédier, ils sont nombreux à miser sur l’investissement locatif pour s’assurer un revenu supplémentaire ;
  •  Avec un rendement brut de 3 à 6%, la pierre est redevenue un placement attractif pour ceux qui ont de l’argent à faire fructifier.

Vu sous cet angle, il serait facile de déduire qu’il s’agit là d’un choix judicieux, mais en y regardant de près, le HCSF ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Simplement parce que cette situation s’est accompagnée d’une hausse significative du niveau d’endettement des ménages vu qu’ils sont nombreux à recourir aux emprunts bancaires pour mener à bien leur projet.

Dans les détails, le Conseil a tenu à faire savoir que la menace réside au cœur même de la politique d’octroi des établissements financiers qui encouragent leur clientèle à emprunter toujours plus sur des périodes de plus en plus longues. Il a également pointé du doigt les taux d’efforts de remboursement qui dépassent les 35 % des revenus, alors que le seuil légal est de 33%.

Résultats, la dette des ménages représente désormais 96,1% de leur revenu brut disponible. Soit à un niveau dépassant largement la moyenne européenne à l’instar de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Espagne.

Plus encore, 40% des nouveaux crédits habitats sont prolongés sur un délai nettement supérieur à 25 ans. Tout cela pour dire que davantage d’emprunteurs s’endettent à vie, alors que leur reste à vivre est considérablement réduit. Une situation qui ne fait que renforcer le nombre des cas de surendettement.

Les professionnels de l’immobilier y trouvent leur compte

Lié à la croissance du crédit immobilier et par conséquent la hausse du niveau d’endettement des ménages, l’engouement des Français pour l’investissement dans la pierre est certes une source d’inquiétude pour le HCSF. Mais aux yeux des professionnels du domaine, il s’agit là d’une excellente nouvelle en tenant compte du fait que cette tendance a permis à leur activité de connaître un essor considérable ces dernières années.

La preuve, le nombre des ventes a, en 2019, dépassé la barre de 1 million de transactions pour permettre au Conseil supérieur du notariat (CSP) de dire qu’il s’agit là d’un :

« Volume annuel qui a atteint un niveau record. »

À 1 059 millions selon le CSP et à 1 075 millions de ventes à la fin décembre si l’on se réfère aux données chiffrées de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), alors que dix ans plus tôt, le système peinait à atteindre les 600 000 unités vendues.

Pareille situation en ce qui concerne les prix au mètre carré puisqu’ils ont également affiché une croissance significative. Selon les chiffres de la Fnaim :

  •  Les tarifs ont été multipliés par 2,6 depuis 2000 dans les dix plus grandes communes de France hors Paris ;
  •  Par 2 dans les 40 villes qui suivent en nombre d’habitants ;
  •  Par 1,5 pour les zones rurales.

Et d’après la chambre des notaires, ce niveau d’inflation est d’autant plus marqué dans la capitale française puisqu’il a été multiplié par quatre ces 20 dernières années que désormais, la barre symbolique des 10 000 euros/m² a été dépassée pour s’établir à 10 170 euros à fin octobre 2019.

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