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Le HCSF invite les banques à durcir leurs conditions d’octroi de crédit immobilier

un agent professionnel immobilier

L’essor du marché français des logements n’est plus une si bonne nouvelle pour le Haut Conseil de stabilité financière. Le HCSF y voit désormais une menace potentielle à travers le dynamisme du crédit immobilier qui l’accompagne. Pour limiter les dégâts, l’organisme a d’ailleurs fait appel aux banques pour que ces dernières durcissent davantage leurs conditions d’octroi.

Les autorités financières rassemblant le Ministère de l’Économie et la Banque de France à travers le HCSF ont récemment donné suite à leurs inquiétudes face aux risques liés au degré d’endettement des ménages en matière de crédit immobilier.

Pas plus tard qu’en octobre dernier, ces dernières ont en effet évoqué le fait que les conditions d’octroi jugées trop favorables des établissements bancaires pourrait nuire aux emprunteurs, aux banques elles-mêmes, ainsi que l’économie réelle.

C’est pourquoi elles ont jugé bon de mettre en garde, à travers de récentes recommandations, les opérateurs financiers pour qu’ils adoptent certaines mesures permettant de limiter l’accès à ce type d’emprunt.

Le niveau d’endettement immobilier des Français inquiète le HCSF

Facilité de caisse, rachat de crédits ou prêt à la consommation, nombreuses sont les offres d’emprunts conduisant les Français à s’endetter davantage, mais seule l’une d’elles suscite actuellement l’inquiétude des autorités financières, le crédit immobilier.

À travers l’essor de ce segment, le HCSF voit en effet des risques potentiels. Entre autres :

  • L’incapacité des ménages à rembourser leur dette ;
  • Le bouleversement du modèle économique des banques notamment dans l’optique où les particuliers devaient se remettre à renégocier en masse leurs crédits immobiliers ;
  • Le ralentissement général du niveau de la consommation qui impactera négativement la croissance économique.

D’après cet organisme, les établissements bancaires y jouent un rôle non négligeable en rendant plus que favorables les conditions d’octroi avec les taux d’intérêt historiquement bas (à peine plus de 1 %) et les délais moyens de remboursement qui dépassent désormais la barre des 20 ans.

Et il faut dire qu’ils ne sont pas les seuls puisque la Banque centrale européenne aussi a été pointée du doigt en mettant pratique une politique monétaire plus qu’accommodante en proposant des taux directeurs qui ont tendance à évoluer en zone négative.

Les autorités financières veulent amortir

En tenant en compte les menaces susmentionnées, les autorités financières ont préféré prendre les devants en faisant valoir dans une note que :

« Nous avons pris aujourd’hui (…) des mesures de sagesse et de prévention ».

Dans ce sens, le HCSF s’est, pour l’instant, contenté de formuler de simples recommandations envers les banques sans pour autant écarter l’éventualité d’une mise en place de dispositifs plus strictes d’ici fin 2020 en cas de besoin. Ainsi, le Haut Conseil a évoqué deux lignes principales que les établissements bancaires devraient éviter :

  • Les dossiers dans lesquels les remboursements représenteraient plus d’un tiers des revenus du ménage ;
  • Les délais de remboursement de plus de 25 ans.

À François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France d’en expliquer l’objectif dans un communiqué publié récemment :

« Ces mesures vont protéger les ménages français des risques d’un endettement excessif dû à leur emprunt immobilier, tout en préservant leurs capacités d’accession à la propriété ».

François Villeroy de Galhau

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