Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Les banques continueront de soutenir le marché immobilier malgré les inquiétudes des autorités financières

conseillers bancaires en discussion sur l'immobilier

Plusieurs mois déjà que les autorités financières n’ont pas manqué d’occasion pour tirer la sonnette d’alarme face aux risques liés au dynamisme accru du secteur immobilier français dans l’ancien porté par la surperformance des activités crédits. Pourtant, tout indique que les banques continueront de soutenir le système pour les mois à venir. Du moins, durant la saison 2020-2021.

Conditions d’octroi des plus souples, taux d’intérêt relativement bas, délais de remboursement prolongés, apport personnel revu à la baisse… autant dire que les banques font tout pour inciter les ménages à souscrire à leur produit phare, le crédit immobilier.

Et il faut dire qu’avec de tels arguments, ces dernières sont parvenues à séduire un bon nombre de Français qui sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’investissement dans la pierre notamment dans l’ancien.

Un engouement qui n’a fait que renforcer le dynamisme du marché, mais également les inquiétudes des autorités financières qui y voient une menace pour les emprunteurs ainsi que les organismes prêteurs. Une situation qui aurait tendance à se perpétuer pour un bon bout de temps encore si l’on croit certains observateurs.

La politique d’octroi des banques inquiète les Pouvoirs publics

Que ce soit à travers les rachats de crédits ou le prêt immobilier, 83 à 90% des Français ont recours aux emprunts bancaires pour réaliser leur projet d’acquisition de logement résidentiel. Tout cela, parce qu’à travers l’assouplissement de leur politique d’octroi, les banques sont indiscutablement parvenues à séduire la majorité des ménages. Et ce, à travers :

  • L’allongement de la durée initiale des remboursements ;
  • La baisse des apports dans les dossiers ;
  • Le taux bas des intérêts.

Résultats, l’encours de ce type de créance a, en 2019, atteint le niveau record des 100 milliards d’euros et a continué dans ce sens pour frôler la barre des 110 milliards d’euros vers la fin de cette année. Ce qui pourrait être considéré comme une bonne nouvelle puisque cette vigueur s’est traduite également par un excellent dynamisme du marché immobilier dans l’ancien qui s’est affiché ces trois dernières années.

Mais il faut dire que les Pouvoirs publics ne voient pas trop les choses du même œil. La preuve, voilà plusieurs mois déjà qu’à travers des séries de mise en garde effectuées par le HCSF ou la Banque de France, ils ont fait appel à la vigilance face aux risques qui en sont liés. Entre autres :

  • La fragilisation des bilans bancaires qui sont d’autant plus vulnérables avec la montée en force des crédits à taux fixes très bas ;
  • Le renforcement de l’emballement de la dette du secteur privé ;
  • La croissance du nombre des cas de surendettement conduisant à un taux élevé de défaut de remboursement.

Soit, autant d’indices qui portent à croire à un éventuel éclatement de bulle et à une surchauffe généralisée des prix.

Les banques auront tendance à perpétuer leurs pratiques accommodantes

Malgré les inquiétudes des autorités financières face au dynamisme du marché immobilier qui est principalement porté par les offres de prêt à l’habitat, certains analystes sont persuadés que les banques auront tendance à perpétuer leurs pratiques accommodantes.

Bruno Rouleau, un expert du domaine est l’un de ceux à partager ce point de vue. Pour ce spécialiste par exemple, le marché français n’aurait pas à craindre l’éventualité d’un éclatement de bulle pour différentes raisons :

La forte pression sur les transactions et sur les prix est essentiellement liée à une demande émanant des particuliers souhaitant acquérir leur résidence principale ;

  • Les investissements locatifs sont concentrés dans le neuf afin de bénéficier des avantages fiscaux ;
  • Le dispositif d’accompagnement fiscal à l’investissement locatif dans l’ancien avec travaux a été renforcé ;
  • Le phénomène de bulle spéculative n’est pas généralisé ni uniforme puisqu’il est porté par des opportunités de marché généralement exacerbées ou amplifiées par un nombre réduit d’opérateurs.

Concernant la politique d’octroi des établissements financiers, Bruno Rouleau a tenu à préciser que le crédit immobilier est un produit phare permettant à ces derniers de capter de nouveaux clients. Un avantage qu’ils pourraient mettre à mal s’ils s’aventuraient à en durcir les conditions. Après tout, cet observateur a fait savoir que :

  • Le délai de détention des prêts n’a pas vraiment varié même si la durée moyenne, d’un peu moins de 20 ans, a progressé de 22 mois sur ces 2 dernières années pour rester à un niveau inférieur à celui des nombreux pays de l’Europe ;
  • L’allongement de la durée initiale des prêts n’est contestable que pour compenser la hausse des prix sur les biens, pas pour resolvabiliser des ménages exclus du marché ;
  • La reprise à la hausse des taux d’intérêt est peu probable tant que les taux directeurs de la BCE ou des OAT demeureront faibles en notant que les banques s’inspirent de ces indices avant de procéder au lancement de leurs offres de prêts.

Concernant la BCE, cette personnalité a également précisé que cette institution monétaire de l’Union européenne a pour l’heure les mains liées quant à l’éventualité d’une décision de faire progresser son taux directeur. Tout simplement parce qu’une telle mesure ne manquerait pas d’impacter négativement les dettes souveraines et par extension, l’économie de l’Europe qui repose en grande partie sur les activités de crédit.

appel gratuit 0 800 250 300