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Les autorités chinoises ont bridé le développement des crédits faciles du secteur de la finance en ligne

banque en ligne

Ces dernières années, la Chine se veut être le plus grand marché mondial de la finance en ligne. Toutefois, force est de constater qu’il s’agit là d’un géant au pied d’argile puisque dernièrement, le système n’a pas manqué de montrer ses failles pour inciter le gouvernement à adopter certaines mesures destinées à brider sa prolifération.

Dans un contexte de ralentissement économique, les autorités publiques chinoises ont, depuis 2012 encouragé le développement du secteur de la finance en ligne sur l’ensemble de son territoire afin d’encourager les particuliers à utiliser au mieux leur épargne.

Mais aux dernières nouvelles, tout indique que le gouvernement a changé de point de vue concernant ce domaine qui s’est avéré une menace pour les emprunteurs notamment composés de jeunes.

Ces derniers sont en effet éblouis par les crédits faciles proposés par ces plateformes foisonnantes, alors qu’ils doivent faire face à des taux d’intérêt largement en dessus de la limite légale. Et il faut dire qu’ils sont bien nombreux à en être piégés.

Une activité qui foisonne

En Chine, la finance sur internet est une activité qui foisonne. Tout simplement parce qu’en quelques clics, elle permet à des milliers d’individus d’accéder à différents types de prêts qu’il s’agisse d’emprunt à la consommation, de rachat de crédits ou autres.

Résultats, le pays est devenu le plus grand marché du monde dans ce domaine, alors qu’il n’a été lancé sur le territoire qu’en 2012. En 2017, l’encours des créances P2P (particulier à particulier) dans a atteint la barre des 150 milliards de dollars si l’on croit le baromètre Moody’s. Et d’après l’agence financière Bloomberg, le système aurait même dépassé les 195 milliards de dollars un an plus tard.

Selon la Banque centrale chinoise, le nombre d’établissements qui s’y sont spécialisés s’est aussi multiplié à une vitesse vertigineuse qu’en 2019, l’organisme en a dénombré plus de 5 000.

Aussi, force est de constater que le gouvernement y est pour beaucoup en laissant champ libre à ce genre d’activité dans le but d’en faire un levier pour soutenir la croissance économique du pays en mettant à la disposition des particuliers un outil permettant de gérer au mieux leur épargne.

Le gouvernement chinois a changé de stratégie

Comme susmentionnée, le gouvernement chinois a quelque chose à voir dans l’essor du secteur finance en ligne permettant à des particuliers d’emprunter en toute faciliter. Mais aux dernières nouvelles, tout indique qu’il a décidé de changer de stratégie en adoptant des mesures plus restrictives concernant ce type de crédit. Une nouvelle tactique que Zhang Yi, analyste du cabinet d’étude de données iiMedia Research a décrit comme suit :

« Le prêt en ligne (...) doit revenir à son objectif initial de servir les petites entreprises et les particuliers dont les données de crédit peuvent être tracées ».

Zhang Yi.

Et il faut dire que l’État n’a pas attendu longtemps pour en récolter les fruits puisque l’encours des prêts P2P a presque diminué de moitié en passant de 150 milliards de dollars à 77 milliards tout comme le nombre des plateformes qui est passé de 5 000 en 2019 à 1 490 actuellement.

En procédant ainsi, le pouvoir public compte en effet mettre un terme à des pratiques quelque peu désavantageuses comme :

  • Les taux d’intérêt largement supérieurs à la limite annuelle légale qui est de 36% ;
  • Les fraudes qui deviennent monnaie courante ;
  • Les prêts risqués qui s’accumulent.

Soit autant de facteurs qui n’ont fait que mettre à mal la situation financière des emprunteurs notamment composés de jeunes qui, au final, ce sont retrouvés face à une situation de surendettement. À un individu qui en a fait l’expérience d’illustrer :

« Quoi que j’aie gagné, il ne me restait plus rien à la fin. Je devais pratiquement tout utiliser pour rembourser mes dettes ».

À noter qu’ils sont bien nombreux à porter ce genre de témoignage sur les réseaux sociaux et qu’en 2018 ils étaient des milliers à manifester leur mécontentement dans les rues de Pékin en voyant une partie de leur épargne s’évaporer pour permettre à Zhang Yi de dire que :

« Les autorités ont perdu le contrôle d’un secteur en pleine croissance ».

Zhang Yi.

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