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Les classes moyennes ne sont pas à l’abri malgré la baisse significative du nombre de ménages surendettés

une femme endettée

Banque de France a récemment rendu public son rapport concernant la situation de surendettement des ménages. Il en ressort que la tendance était à la baisse en 2019 pour permettre à cette saison d’afficher le niveau le plus bas jamais enregistré en trois décennies. Une situation plutôt encourageante, mais qui ne met toutefois pas à l’abri une catégorie de la population, les classes moyennes.

1990 fut l’année choisie par le gouvernement français pour entamer la première étape de sa lutte contre le surendettement des ménages sur l’ensemble de son territoire en mettant sur pied la loi Neierz qui a été ensuite suivie par de nombreux dispositifs de la même lignée comme la loi Lagarde ou Hamon.

Résultat, le nombre d’individus surendettés a diminué et a continué dans ce sens pour atteindre en 2019 son niveau le plus bas depuis 30 ans en s’acharnant principalement sur les foyers les plus démunis et en menaçant la population de la classe moyenne qui est pour le moment épargnée.

Le nombre d’individus surendettés a reculé

Surconsommation et accès facile aux différentes offres d’emprunt comme le prêt immobilier ou le rachat de crédits, ces éléments suffisent pour inciter les ménages à s’endetter davantage au point de ne plus pouvoir honorer leurs dettes pour les conduire à faire face à des cas de surendettement.

Une situation que le pouvoir public veut éviter à tout prix notamment depuis les années 1990 quand il a commencé à mettre sur pied des mesures destinées à y mettre un terme ou du moins, en limiter l’étendue.

Et en tenant compte du rapport récemment publié par Banque de France sur le sujet, l’on pourrait dire que ses efforts n’ont pas été vains. Tout simplement parce que le nombre d’individus surendettés a enclenché la marche arrière.

Dans ce sens, la saison 2019 est un parfait exemple en affichant un recul de 8% par rapport en 2018 en enregistrant 81 000 nouveaux dossiers à son actif. Soit, une performance inédite si l’on tient compte du fait que c’est la première fois qu’un niveau aussi bas a été atteint depuis le début du traitement de ces cas il y a de cela 30 ans où le pays en a recensé 90 000.

Un chiffre qui est monté à 142 000 en 2011 pour inciter le gouvernement à renforcer ses dispositifs d’accompagnement à travers la loi Lagarde et Hamon.

Le public le plus fragile du pays comme cible principale

Avec une baisse de 8% en 2019, le nombre de nouveaux dossiers de surendettement a certainement effectué un bond considérable en arrière. N’empêche cependant que durant cette période, le pays a enregistré quelque 143 000 cas.

Dans les détails, Banque de France a démontré que cette situation concerne principalement une partie de la population, les foyers qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont le revenu mensuel, ne dépasse pas la barre des 1 000 euros. Et là encore, l’organisme a tenu à préciser que 55% d’entre eux concernent majoritairement les femmes seules ou divorcées ou encore les familles monoparentales.

La preuve que le surendettement a fait du public le plus fragile de la nation sa cible principale. N’empêche cependant qu’il a aussi les individus de la classe moyenne dans sa ligne de mire même si ces derniers sont encore à l’abri. Tout simplement parce que des facteurs à risques pèsent sur eux. Entre autres :

  •  La montée en force du système de LLD (location longue durée) sur les produits électroménagers ;
  •  L’essor du crédit immobilier qui représente actuellement 48% de l’ensemble des dettes des Français.

En ce qui concerne le premier point, les analystes estiment que les grandes enseignes de distribution ont tendance à copier les pratiques néfastes du crédit revolving. Celles qui ont plongé de nombreux ménages dans le cercle vicieux du crédit pour les mener à s’endetter encore plus et à s’enfoncer davantage dans la surconsommation.

Quant au prêt immobilier, les risques résident essentiellement dans l’optique d’une éventuelle remontée des taux conduisant à un ralentissement au niveau des investissements et à une baisse des prix. Un phénomène fragilisant les classes moyennes qui, pour la majorité, ont fait de la pierre leur patrimoine principal.

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