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Le niveau relativement faible des revenus des Marocains explique le taux élevé des échéances impayées

un couple devant la gestion de leurs finances

Au Maroc, force est de constater que l’encours des créances en souffrance détenues par les ménages a atteint un niveau quelque peu inquiétant depuis 2019. Et ce n’est pas le fruit du hasard si l’on croit Abdellah Belmadani, ancien directeur de la BAM mettant en exergue les éléments lui permettant d’arriver à cette conclusion.

Ancien directeur de Bank Al-Maghrib (BAM) et du Système interbancaire marocain de télécompensation (SIMT), Abdellah Belmadani est bien placé pour apporter des explications à la tendance haussière de l’encours des créances en souffrance qui s’est fait remarquer au Maroc depuis l’horizon 2019.

En se penchant sur le sujet, ce spécialiste en Monnaie-Finance a ainsi démontré que cette situation puise essentiellement sa force auprès du crédit à la consommation. Ce, pour la simple raison que la grande majorité des emprunteurs sont des profils à risque en tenant compte de leur vulnérabilité financière se manifestant à travers le niveau relativement faire de leurs revenus.

Les défaillances de remboursement sont sur une tendance haussière

Au Maroc le taux des échéances impayé est sur une tendance haussière, malgré le mécanisme de rachat de crédits permettant d’alléger le poids de la dette, grâce à des délais de remboursement prolongés et à des mensualités diminuées. Pour le dire, il suffit de prendre en compte le fait qu’à l’horizon 2019, le taux de créances en souffrance a atteint la barre des 26,4% pour un encours total de 29,6 milliards de dirhams.

Une situation qui ne manquerait pas de se renforcer selon Abdellah Belmadani considérant la montée en force de la crise sanitaire mettant à mal la santé financière des ménages à travers les pertes d’activité et de revenus.

Une situation qui intervient, alors que depuis 2015, la dette des ménages a affiché une progression moyenne de 5% s’élevant à hauteur de 75,6% du PIB à fin 2019. À noter que dans ce domaine, le palmarès revient au prêt habitat détenant 63% des actifs contre 37% pour le crédit à la consommation.

Une tendance qui s’explique à travers le niveau de revenus des emprunteurs

Pour Abdellah Belmadani, le niveau croissant des échéances impayées s’explique à travers le niveau de revenus des emprunteurs en pointant du doigt les ménages détenant 31% de l’encours total des crédits accordés en 2019 s’élevant à 870,4 milliards de dirhams.

Dans les détails, l’ancien directeur général du SIMT a en outre fait savoir que cette situation concerne essentiellement à une catégorie spécifique de prêt en soulignant que :

C’est le crédit à la consommation consenti aux revenus faibles qui suscite des questionnements, compte tenu du profil des ménages endettés et de la vulnérabilité de leur situation.

Abdellah Belmadani

Une manière pour cet expert en Monnaie-Finance de dire que les emprunteurs rattachés à ce type de crédit sont des profils à risque compte tenu du niveau relativement faible de leurs revenus. Avec des chiffres à l’appui, ce spécialiste a ainsi fait savoir que le prêt personnel est sollicité à hauteur de :

  • 80% auprès des foyers dont le revenu mensuel est inférieur à 4 000 dirhams ;
  • 73% auprès des ménages dont le revenu mensuel est inclus entre 4 000 et 6 000 dirhams.

Une situation permettant d’ailleurs à M. Belmadani de dire que :

Ces données statistiques confirmant la faiblesse du revenu disponible de la population endettée expliquent l’importance du taux des échéances impayées.

Abdellah Belmadani

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