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L’État français mise sur la préservation du pouvoir d’achat de sa population pour relancer l’économie

calculatrice et billets euros

D’après le calcul de l’Insee, la baisse du pouvoir d’achat pour 2020 est inférieure à celle de 2013. Un constat intrigant, mais qui peut s’expliquer par la politique menée par le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire. En effet, l’État semble chercher à mettre les citoyens dans les meilleures dispositions financières possible.

La pandémie du covid-19 a incontestablement de lourdes retombées sur l’économie française. On note notamment une diminution inquiétante de la consommation, cette dernière étant pourtant désignée par l’État comme le facteur clé du plan de relance. En effet, effectuer des dépenses permet de continuer à faire marcher la machine économique. Or, la période d’incertitude actuelle a incité les Français à se constituer une réserve financière.

Qui plus est, des ménages sont toujours en proie aux remboursements de leurs prêts, voire à un surendettement. Les professionnels du secteur suggèrent alors à ces foyers vulnérables d’opter pour des rachats de crédits, leur permettant d’allonger la durée de l’emprunt contre une diminution des mensualités à payer.

Une politique différente

Il n’est plus à redire que la situation économique dans l’Hexagone suscite de l’inquiétude. Néanmoins, la situation est moins catastrophique qu’on ne l’imagine si l’on se fie au dernier calcul du pouvoir d’achat effectué par l’Insee. En effet, d’après cette institution gouvernementale, on n’enregistre qu’une diminution de 10 points du PIB, le pouvoir d’achat ne devrait alors diminuer que de 0,5 % en 2020.

Ce résultat a cependant de quoi intriguer de nombreux observateurs. Ces derniers rappellent que la situation économique était moins chaotique lors de la crise 2013. Pourtant à l’époque, l’Insee avait indiqué avoir calculé un recul supérieur à 1 % du pouvoir d’achat. Comment ainsi expliquer que ce taux soit moins élevé pour l’année en cours ?

L’une des raisons avancées est la différence entre la politique de gestion de l’État en 2020 celle appliquée en 2013. En effet, aujourd’hui le gouvernement se refuse à augmenter les impôts, et ce, malgré les impacts négatifs de l’épidémie du covid-19 sur la quasi-totalité des secteurs d’activités.

Réinjecter au plus vite les épargnes dans l’économie

L’appréhension générale quant à la situation économique et son devenir, provoquée par la crise sanitaire, a fait naitre une tendance : celle des économies. En effet, durant le confinement, les dépôts sur les plans d’épargne sans risque ont explosé.

D’après les données disponibles, les Français se sont constitué des réserves financières pour un total de plus de 85 milliards d’euros. Un joli pactole, couplé à une diminution de la consommation, qui explique aussi pourquoi le pouvoir d’achat a si peu diminué, car les citoyens disposent davantage de fonds de côté.

Par ailleurs, Matignon souhaite préserver le pouvoir d’achat des Français en amortissant les effets de la crise via des aides financières octroyées aussi bien aux entreprises en difficulté qu’aux salariés. Une initiative qui s’expliquerait par la mise en place d’un plan de relance qui est le retour à la consommation. Le gouvernement espère ainsi inciter les Français à reprendre leurs habitudes de consommation.

Pour y parvenir, rien de tel que la préservation du pouvoir d’achat. D’ailleurs, le ministère de l’Économie prévoit un rebond de l’ordre de 6 % du pouvoir d’achat d’ici 2021. Cependant, on ne saurait encore dire quand on retrouvera le niveau d’avant la crise sanitaire.

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