Left Menu
numéro meilleurtauxsolution

Les avis des analystes divergent concernant les impacts de l’explosion des dettes privées en Suisse face à la crise

gestion des dettes privées

En Suisse, le niveau d’endettement des ménages a toujours été bien plus élevé que la moyenne à l’international. Une situation qui aurait tendance à s’amplifier avec la montée en force de la crise sanitaire et économique selon les observateurs s’attendant à des aboutissements différents par rapport à cette explosion de la dette privée.

Prêts bancaires, rachats de crédits ou autres types d’emprunts, ce n’est pas les moyens qui manquent en Suisse pour permettre aux ménages de s’endetter davantage et les élever au rang des populations les plus surchargées en matière d’endettement. Ce, bien avant que l’épidémie ne fasse son entrée sur le territoire.

À partir de ce constat, les analystes s’accordent à dire qu’avec la crise sanitaire, le poids de leurs dettes ne ferait que se renforcer. N’empêche que leurs avis divergent sur les éventuels impacts de cette explosion si l’on se réfère au point de vue de deux économistes en la personne de Philippe Bacchetta et de Sergio Rossi.

Une tendance qui ne date pas d’hier

Selon le cabinet d’étude Avenir Suisse, l’explosion de la dette privée suisse ne date pas d’hier. Ce, en démontrant dans l’un de ses rapports de que la tendance est à la hausse depuis des décennies en tenant compte du fait qu’en l’espace de 30 ans, le niveau d’endettement des ménages a triplé.

Dans les détails, ce laboratoire a souligné que la barre des 130% du PIB est désormais atteinte en ajoutant que dans le contexte actuel, ce taux passera à 140% d’ici à la fin de l’année. Une situation incitant d’ailleurs Sergio Rossi, professeur d’économie à l’Université de Fribourg à penser au pire en expliquant que :

Si on commence par réfléchir sur le marché du travail, il y a de plus en plus de personnes qui risquent de tomber au chômage avec cette pandémie ou qui verront leur salaire baisser. Elles auront donc davantage de difficultés à rembourser leurs dettes et les banques vont comprendre qu’elles ont trop prêté.

Sergio Rossi.

Ce qui n’est pas trop de l’avis de l’avis de Philippe Bacchetta, expert en macroéconomie à HEC Lausanne qui voit les choses d’une manière moins désastreuse en s’exprimant en ces termes :

Ce qui serait préoccupant serait une explosion de la dette, en lien avec de la spéculation immobilière. Mais ce n’est pas le cas actuellement.

Philippe Bacchetta.

La dette immobilière y joue un rôle majeur

Selon les chercheurs d’Avenir Suisse, la crise sanitaire a certainement servi d’accélérateur à l’alourdissement actuel du poids de la dette des ménages. Toutefois, ils ont tenu à souligner que le prêt immobilier y joue un rôle majeur en précisant dans leur rapport que :

L’endettement hypothécaire des ménages privés est très important en Suisse.

Philippe Bacchetta.

Ce, en pointant du doigt la souplesse des conditions d’octroi se manifestant essentiellement à travers le taux bas des intérêts et de la fiscalité. Une situation expliquant l’engouement particulier des Suisses dans l’investissement dans la pierre en misant sur les biens locatifs et permettre à Philippe Bacchetta de dire que :

C’est surprenant que la Suisse ait moins de propriétaires que d’autres pays, mais plus de dette hypothécaire.

Philippe Bacchetta.

Et d’ajouter :

Mais c’est vrai que les biens immobiliers sont particulièrement chers en Suisse, donc si vous avez une maison d’une grande valeur, et aussi une grosse hypothèque, les choses se compensent.

Philippe Bacchetta.

appel gratuit 0 800 250 300