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Le Val-d’Oise est parvenu à réduire le nombre d’individus surendettés sur son territoire

une femme sortant un billet de 50 euros du portefeuille

Pauvreté et surendettement, ce sont là deux caractéristiques faisant la renommée du département du Val-d’Oise. Des raisons suffisantes pour inciter le préfet Amaury de Saint-Quentin de mettre sur pied un plan de stratégie de prévention et de lutte contre ses problèmes en mi-novembre de l’année dernière. Une initiative qui semble porter ses fruits si l’on tient compte du fait que le nombre d’individus surendettés a diminué.

Après la Seine-et-Marne et la Seine–Saint-Denis, le Val-d’Oise détient la troisième place du podium des départements d’Ile-de-France en matière de surendettement. Du moins, en novembre 2019 si l’on croit Amaury de Saint-Quentin lors du lancement d’une stratégie départementale destinée à prévenir et à lutter contre la grande précarité, le facteur à la source de cette situation.

Et aux dernières nouvelles, tout indique que cette décision n’a pas été vaine. Pour le dire, il suffit de se référer au rapport récemment publié par la commission de surendettement du Val-d’Oise qui a démontré que le nombre de dossiers déposés sur ses bureaux a diminué.

Le surendettement a fait un pas en arrière

Dans le Val-d’Oise, le surendettement a fait un pas en arrière. C’est du moins, ce qu’a fait valoir la commission en charge de ce sujet épineux dans le département à travers son rapport publié récemment. Dans cette note, l’organisme a en effet démontré que les dossiers déposés au sein de ses services ont diminué de 10%.

Mieux encore, la majorité des concernés sont parvenus à trouver une issue positive au problème à travers différentes solutions comme le rachat de crédits, l’effacement total ou partiel de la dette ou encore la renégociation des conditions de remboursement. Ce qui représente d’ailleurs 79% des cas traités qui s’élevaient à 2 532.

Résultat, le Val-d’Oise a reculé d’une place au classement des départements de l’Ile-de-France où l’on enregistre le plus grand nombre d’individus surendettés pour se retrouver à la troisième marche du podium après la Seine-et-Marne et la Seine–Saint-Denis. À titre de comparaison, le préfet Amaury de Saint-Quentin a fait savoir qu’en novembre 2019, sa préfecture enregistrait quelque 3 271 personnes touchées par cette position quelque peu désavantageuse.

Et d’ajouter que :

La grande précarité conduit bien souvent à des situations insupportables de surendettement et là encore, le Val-d’Oise présente le deuxième taux francilien en termes de personnes surendettées, derrière la Seine–Saint-Denis.

Le plan départemental de lutte contre la pauvreté y est pour quelque chose

En passant de 3 271 à 2 532, le nombre d’individus en situation de surendettement a certainement baissé d’un cran dans le Val-d’Oise. Et d’après les constats, le plan départemental de lutte contre la pauvreté y est pour quelque chose même si la commission en charge de ces dossiers y a aussi contribué à travers ses différentes solutions.

Ainsi, il faut se rappeler qu’en mi-novembre dernier, ce département, en collaboration avec le ministère de la Solidarité et de la Santé, a lancé une stratégie allant dans ce sens dans le but d’y réduire le taux de pauvreté qui est plus élevé que la moyenne francilienne avec 16,5% contre 15,4%.

Ce qui met le Val-d’Oise à la troisième position des départements les plus pauvres de la région où l’on enregistre un taux de chômage élevé à 8,6% et où 5,8% de la population est couvert par le RSA dans plus d’une quarantaine de quartiers. Soit autant d’indices permettant aux autorités de tabler pour une situation d’urgence incitant la mise en place de différentes mesures pour rectifier le tir. Dans ce sens :

  • Plus de 100 millions d’euros ont été consacrés à un projet d’insertion professionnelle et sociale pour permettre aux jeunes de trouver un emploi et de bénéficier d’une extension de la Garantie Jeunes ;
  • Une offre de repas matinal et des tarifs de cantines accessibles ont été lancés dans plusieurs communes ;
  • Le tiers payant du complément de mode de garde pour l’accueil individuel a été instauré pour permettre aux modes de garde d’enfants de 0 à 3 ans d’être plus accessibles à tous sur l’ensemble du territoire.

En ce qui concerne ce dernier point, il faut préciser que ce dispositif est dans le cadre de l’objectif gouvernemental visant à éradiquer à la racine la pauvreté dès le jeune âge. Le gouvernement et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnaf) se sont d’ailleurs donné la main pour y parvenir.

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