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La chute du marché des logements neufs au premier trimestre 2020 a été portée par différents éléments

Pile de pièces de monnaie chacunes surmontées d'un hotel monopoly

La Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) a récemment rendu publics les résultats de ses études portant sur le marché des logements neufs au premier trimestre. Ce qui lui a permis de démontrer que le confinement et la crise sanitaire n’étaient pas les seuls éléments à l’origine de l’effondrement des ventes enregistré durant cette période.

En publiant son rapport, la FPI a fait savoir que durant les trois premiers mois de 2020, le marché français de l’immobilier dans le neuf a fait une chute considérable par rapport en 2019 sur le même trimestre.

Et puisqu’en cette période, la France était dans ses débuts dans la crise sanitaire et le confinement, l’on serait tenté de penser que ce sont là les causes principales de cet effondrement, sauf qu’en y regardant de près, la Fédération a découvert que cette baisse est multifactorielle. Ce, en pointant principalement du doigt la lenteur des procédures administratives et la baisse de la demande.

Le marché s’est effondré et devrait continuer dans ce sens

À travers ce rapport, la FPI a démontré que le marché immobilier du neuf s’est effondré entre janvier et mars de cette année en affichant une chute moyenne de 30% par rapport au premier trimestre de 2019 avec quelque 12 000 logements vendus en moins.

Dans les détails, l’organisme a fait savoir que cette décadence a frôlé la barre des 41,1% en ce qui concerne les ventes effectuées auprès investisseurs institutionnels et des bailleurs sociaux. Un niveau qui s’est également retrouvé en zone négative à respectivement 30,8% et 25,2% pour l’investissement locatif et les ventes en accession.

Soit, autant d’indicateurs permettant aux analystes de dire que le système s’est retrouvé dans une mauvaise posture et devrait continuer d’évoluer dans cet univers pour le reste de l’année pour la simple raison que, malgré les rachats de crédits et les taux bas des prêts, le pouvoir d’achat immobilier des Français a diminué à cause de la crise.

Ainsi, ces experts pensent que pour cette saison, les professionnels du domaine devraient s’attendre à ce que quelque 50 000 logements neufs ne trouvent pas d’acquéreur. Tout cela pour dire que la situation aurait tendance à s’accentuer, alors que dans la même foulée, les promoteurs estiment que l’offre de logements collectifs se trouvera également à un niveau nettement inférieur à celui enregistré en 2019 avec 100 000 unités en moins.

Lenteur administrative et baisse de la demande pointées du doigt

En cette période d’épidémie, l’on serait tenté de croire que l’effondrement du marché immobilier du neuf est principalement porté par la crise sanitaire et le confinement. Mais d’après les auteurs de cette étude, il ne s’agit là que d’éléments jouant leur rôle d’amplificateur en précisant que le secteur est déjà lesté par différents facteurs bien avant que le coronavirus ne fasse son apparition. À ces experts d’ajouter :

Ces problématiques, qui ont pesé sur les constructions et les mises en vente ces derniers mois, se sont intensifiées lors de la crise sanitaire.

Ainsi, ces derniers ont fait savoir que la baisse de la demande y joue un rôle considérable en précisant qu’elle a été portée par la tendance haussière des prix de vente au mètre carré sur l’ensemble du territoire avec une croissance moyenne de 2,3% à 4 485 euros avec un pic de 5,7% en Île-de-France à 5 280 euros.

Et puisque cette chute du marché est multifactorielle, ce rapport a également mis en exergue d’autres éléments avec en tête de liste la longueur des procédures administratives et la complexité du processus d'obtention des permis de construire avec lesquelles s’ajoutent :

  • Les tarifs pratiqués au sein des différents corps de métiers de la construction ;
  • Le gel des activités durant le confinement retardant le traitement des demandes de permis de construire et mettant en suspension les nouvelles demandes ;
  • L’arrêt des chantiers.
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