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Les banques misent sur l’assouplissement des conditions d’octroi pour redynamiser le recours au crédit immobilier

Batiment d'appartements

Les banques misent sur l’assouplissement des conditions d’octroi pour redynamiser le recours au crédit immobilier. Une nouveauté qui s’est fait remarquer en juillet, alors que depuis début 2020, elles étaient contraintes de se plier aux recommandations du HCSF les incitants à en resserrer les vannes afin de limiter les risques de surendettement.

Crise sanitaire, conditions d’octroi renforcées, conséquences du confinement ou encore pouvoir d’achat immobilier à la baisse malgré l’existence du mécanisme de rachat de crédits permettant de le renforcer… la liste des facteurs lestant la croissance du prêt habitat est longue depuis que le coronavirus est entré en France.

La chute de 25,9% de la production de ce type de service enregistré en juillet dernier en donne la preuve en notant que le nombre d’emprunts accordés a aussi suivi cette voie avec un recul de 25,5% à son actif, alors que le pays est en plein déconfinement.

Des raisons suffisantes pour inciter les banques à revoir leurs stratégies dans le but d’aider le système à recouvrer son dynamisme en misant essentiellement sur la baisse des taux d’intérêt.

Les banques ont fait machine arrière

Pour conserver leur équilibre financier sous l’influence de la crise sanitaire et ses conséquences, les banques ont depuis des mois revu à la hausse les taux immobiliers. Soit à hauteur de :

  •  3 points de base en avril ;
  •  8 points supplémentaires en mai ;
  •  3 points de plus en juin.

Tout cela pour dire que la tendance est à la hausse durant le premier semestre en notant que les établissements bancaires y ont déjà eu recours depuis fin 2019 pour donner suite aux recommandations du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière). Des décisions qui auront vite fait d’impacter sur le dynamisme de l’activité qui a vu son rythme d’évolution diminuer d’une manière drastique en affichant respectivement une baisse de 25,9% et de 25,5% pour la production et le nombre de prêts accordés.

Ce qui se présente d’ailleurs comme une mauvaise nouvelle pour ces professionnels financiers contraint de revoir leur stratégie en faisant machine arrière et en se fixant pour objectif de redonner des couleurs à la demande. Ainsi, l’on constate que le taux moyen a chuté de 4 points de base au septième mois de l’année pour se retrouver à 1,25%, alors qu’il trônait encore à 1,29% en juin. Une situation qui concerne toutes les catégories d’emprunteurs qu’importe la durée du contrat.

Le marché du prêt immobilier a changé de structure

En revoyant à la baisse les taux immobiliers, l’objectif initial des banques est certes de réveiller l’engouement des Français pour le prêt habitat. Mais en y regardant de près, cette décision a aussi entrainé un changement au niveau de la structure de production de ce type d’emprunt se manifestant à travers le recentrage du marché vers des acquéreurs plus aisés en notant que différents éléments y ont également contribué.

À commencer par le coût des opérations qui, sous l’influence de la hausse des prix du logement dans l’ancien, n’a eu de cesse de progresser en affichant une croissance de 4,1% rien que pour les 7 premiers mois de 2020, alors qu’un accroissement de 2,5% était déjà constaté en 2019 sur la même période.

L’on peut également énumérer l’obligation des établissements à se conformer au conseil du HCSF concernant le taux d’effort. Celui qui limite l’accès au prêt aux ménages à faibles revenus, grâce à un niveau relativement élevé de l’apport personnel en soulignant que cette contribution a effectué un bond de 4,1% entre janvier et juillet 2020 après la baisse de 5,2% constatée l’année précédente.

Aussi, il faut rappeler que cette diminution des taux s’est aussi accompagnée d’un recul considérable de la durée des crédits accordés affichant une décroissance moyenne de 6 mois en juillet par rapport au mois d’avant. Un autre indicateur donnant la preuve que les clients les plus modestes habituellement rattachés aux délais les plus longs continuent de déserter le système.

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