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Un rebond économique a permis à la Banque du Canada de maintenir son taux directeur

Banque du Canada

La santé économique du Canada semble ne pas être concernée par la détérioration de l’économie mondiale face aux conflits commerciaux qui ne font que s’accentuer. Au contraire, elle a effectué un rebond vertigineux au second trimestre de cette année pour permettre à la Banque centrale du Canada de maintenir son taux directeur à son niveau actuel.

La croissance économique canadienne enregistrée au deuxième trimestre de 2019 aurait dépassé les prévisions de la Banque centrale du pays si l’on croit les données de Statistique Canada. En rendant publics les résultats de ses enquêtes, cet organisme a en effet noté un écart de 1,4 point pour afficher un taux élevé à 3,7% contre les 2,3% prévus.

Soit, une situation qui a permis à Banque Canada de garder inchangé son taux directeur pour la septième fois d’affilée, alors que la plupart des banques centrales des autres nations ont d’ores et déjà amorcé des réductions face à un contexte commercial et économique mondial incertain.

Un rebond économique imprévu au second trimestre

En présumant une croissance de 2,3% pour le deuxième trimestre de 2019, Banque du Canada s’attendait à un ralentissement économique, tout comme les nombreuses banques centrales réparties un peu partout dans le monde. Et il faut dire qu’il y avait de quoi modérer les prévisions puisqu’en faisant face aux risques croissants des conflits commerciaux, le système a déjà enregistré une décélération considérable durant l’hiver dernier.

Mais en affichant un taux élevé à 3,7%, l’économie du pays a effectué un bond considérable si l’on croit Statistique Canada à l’origine de ces données. Ce qui est d’ailleurs un avis partagé par la Banque du Canada qui n’a pas hésité à énumérer les principaux facteurs à l’origine de cet accroissement imprévu. Entre autres :

  • Les rebonds de la production et des exportations d’énergie ;
  • La reprise de l’activité du secteur du logement qui s’est accéléré plus vite que prévu.

Concernant ce dernier point, l’institution a toutefois tenu à faire savoir qu’il pourrait constituer un levier de surendettement auprès des ménages. Ces derniers y voient en effet une opportunité de constituer un patrimoine immobilier pour les inciter à recourir davantage à un emprunt bancaire ou à un rachat de crédits. Après tout, l’accroissement de leurs revenus mensuels y est pour beaucoup même si dans une note, cet organisme financier a tenu à faire remarquer que :

« Bien que les salaires aient augmenté, les dépenses de consommation étaient étonnamment faibles au deuxième trimestre ».

Le taux directeur est maintenu

Pour une Banque centrale, le taux directeur se détermine essentiellement en fonction du contexte économique du pays. C’est pourquoi, Banque du Canada a jugé bon de maintenir ce niveau pour le laisser à 1,75% comme pour les six autres fois où elle a adopté la même décision en constatant que l’économie canadienne est en parfaite santé.

L’organisme tient toutefois à préciser que cette vigueur risque de s’estomper au second semestre en faisant valoir que :

« L’escalade des conflits commerciaux et l’incertitude qui en découle pèsent sur les économies mondiale et canadienne ».

S’ajoutant à cela, il a également indiqué certains facteurs lestant cet accroissement en pointant spécialement du doigt la baisse soutenue des investissements des entreprises. Soit, autant d’indices qui ont permis à certains observateurs de dire qu’il y a de fortes chances que le taux directeur soit revu à la baisse à la prochaine réunion des membres de cette institution qui devrait se tenir le 30 octobre prochain.

En attendant, rien n’est encore sûr, mais cet établissement financier a toutefois tenu à faire savoir que :

« Pendant que la banque s’emploie à mettre à jour sa projection à la lumière des nouvelles données, le conseil de direction portera une attention particulière à l’évolution de la situation mondiale et à son incidence sur les perspectives de croissance et d’inflation au Canada ».
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