Left Menu

La monoparentalité accentue l’incapacité des femmes à régler leurs dettes

une femme en plein calculs

Les femmes représentent plus de la moitié de la population française. Et d’après les constats, elles sont également bien nombreuses à ne pas être en mesure de régler leurs dettes pour se retrouver à faire face au surendettement. Différents facteurs en seraient la source, mais l’on peut principalement pointer du doigt le statut lié à la monoparentalité.

Crédits bancaires, loyers, frais de scolarité des enfants ou factures d’électricité, nombreuses sont les obligations auxquelles les ménages se doivent de faire face tous les mois que parfois, certains d’entre eux éprouvent beaucoup de peines à les régler au point de se retrouver fortement endetté.

Et la situation est d’autant plus désavantageuse lorsqu’il s’agit d’une famille monoparentale avec une femme à la tête si l’on croit les données publiées par Banque de France sur la période de 2018. Des chiffres qui ont mis en exergue la part de ceux qui ont déposé un dossier auprès de la commission de surendettement dans l’espoir de voir leur ardoise effacée.

Le surendettement est élevé auprès des femmes

Les femmes seraient plus surendettées que les hommes. C’est du moins ce qu’a fait valoir Banque de France en précisant qu’en 2018, elles sont bien nombreuses à se retrouver dans une situation précaire en affichant un rapport élevé à 58%, alors qu’elles représentent 52% de la population française. Une situation qui les empêche d’ailleurs de payer une partie ou la totalité de leurs obligations même en faisant appel à un rachat de crédits ou autres solutions de ce genre.

La preuve, elles sont bien nombreuses à ne pas pouvoir honorer leurs dettes au point de déposer un dossier (54% des demandes) auprès de la commission de surendettement dans l’espoir d’avoir l’opportunité d’effacer leurs arriérés.

À noter que cette solution est plutôt pratique pour les foyers qui se retrouvent dans l’incapacité de rembourser si l’on tient compte du fait qu’une femme célibataire de 40 ans a 52% de chance de réussir en présentant un dossier bien convaincant.

Les prévisions sont même d’autant plus encourageantes lorsqu’il s’agit d’une mère de famille élevant seule un ou des enfants puisque ce rapport de probabilité passe à 58% voire 70% en fonction du nombre des petits.

La monoparentalité pointée du doigt

Différents facteurs font que les femmes soient davantage exposées au surendettement ne serait-ce que d’énumérer le déséquilibre salarial qui affiche une différence moyenne de 20% au profit des hommes.

Mais d’après Soledad Zignago, cette situation de précarité est principalement liée à la monoparentalité en précisant que 29% des dames portant ce statut sont surendettées si ce niveau est seulement de 4,1% chez les sieurs.

Cette économiste-chercheuse au service de la Banque de France a en outre souligné que même avec une pension alimentaire mensuelle de 115 euros, ces dernières auraient beaucoup de mal à s’en sortir. Et la situation est d’autant plus difficile pour celles qui n’en profitent pas, alors qu’un tiers d’entre elles se déclarent mères célibataires.

Raison de plus pour le pouvoir public pour mettre sur pied des dispositifs visant à rectifier le tir. Des mesures destinées aux familles monoparentales qui devraient d’ailleurs voir le jour d’ici peu de temps si l’on croit le gouvernement.

appel gratuit 0 800 250 300