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L’accélération de la hausse des prix de l’immobilier ne décourage pas les Français

Lettre achat immobilier

La tendance haussière du prix de l’immobilier qui s’est affichée depuis des années ne fait que s’accentuer. Dans sa note de conjoncture, la FNAIM a même précisé qu’un nouveau record a été atteint au second trimestre de cette année. Ce qui n’a pourtant pas empêché les ménages d’investir davantage dans la pierre.

L’accélération de la hausse des prix de l’immobilier ne décourage pas les Français. Au contraire, ces derniers se ruent massivement dans ce type d’investissement, alors que le tarif au mètre carré a dépassé la barre des 10 000 euros dans certaines grandes villes comme Paris.

L’excellent dynamisme du marché enregistré au second trimestre 2019 en donne la preuve en affichant un niveau jamais atteint en nombre de transactions pour aller au-delà du million de logements acquis. Et si le système y est parvenu, c’est parce qu’il est porté par différents leviers où le taux bas des prêts habitats y joue un rôle considérable sans parler des éléments structurels comme la hausse du pouvoir d’achat ou autres.

Les prix s’accélèrent, mais les ventes aussi

Le marché du logement continue d’afficher une excellente dynamique si l’on croit les données récemment publiées par la FNAIM.

À travers sa dernière note de conjoncture portant sur ce domaine, cet organisme a en effet fait part de la croissance du nombre des ventes enregistrées au deuxième trimestre de cette année qui a atteint la barre des 1 017 000 en glissement annuel. Soit à un niveau record jamais enregistré puisque le seuil historique de 1 000 000 d’unités vendues a été dépassé pour la toute première fois, alors que les meilleures performances étaient de 965 000 en décembre 2018 et de 985 000 en mars 2019.

À noter cependant que cette prouesse, le système le doit essentiellement aux transactions dans l’ancien. Tout cela, parce que le ralentissement est encore au rendez-vous dans le neuf qui est lesté par différents facteurs. Entre autres :

  • La baisse au niveau des constructions ;
  • La tendance baissière des mises en chantier qui s’est enclenchée depuis début 2018 ;
  • La période préélectorale incitant les maires à être plus frileux pour accorder des permis de construire ;
  • La politique gouvernementale qui cherche à éviter l’étalement urbain et qui veut lutter contre la vacance en redynamisant les centres-villes anciens des villes moyennes à travers la mise en place du dispositif Denormandie.

Quoi qu’il en soit, ces chiffres susmentionnés démontrent que l’investissement dans la pierre est l’une des principales préoccupations des Français. Ce qui semble un peu contradictoire puisqu’ils s’y lancent massivement, alors que les prix continuent de grimper pour afficher un accroissement moyen de 3,2% à fin juin dernier en glissement annuel.

Soit, une progression de 2,8% en province et de 2,7% à 3,9% en Île-de-France en notant toutefois qu’à Paris, une croissance de 6,3% a été enregistrée pour permettre au prix au mètre carré de trôner à 10 000 euros. Et d’après les spécialistes du domaine, cette accélération pourrait même atteindre les 7,8% pour un coût élevé à 10 280 euros/m².

Un marché porté par différents leviers

Compte tenu de ces données, l’on peut affirmer que le secteur immobilier est en excellente santé. Tout cela parce que le marché est porté par différents leviers ne serait-ce que d’énumérer le fait que ce type d’investissement figure parmi les placements les moins risqués pour lui permettre de rassurer les Français face à leur penchant pour l’aversion au risque.

La preuve, l’indicateur de confiance des ménages de l’Insee sur cette période s’est élevé à 100 points pour permettre à davantage d’individus d’investir dans la pierre en notant qu’il s’agit là d’un facteur appuyant la demande. Et il n’est pas le seul puisque l’on peut énumérer d’autres éléments structurels comme :

  • Le manque d’attractivité relative des autres placements financiers ;
  • Le pouvoir d’achat relativement dynamique des ménages (en particulier en 2019) ;
  • La baisse du taux de chômage ;
  • La progression du nombre de ménages engendrant une démographie favorable à l’investissement ;
  • Un modèle français de crédit à l’habitat assez prudent en misant sur des taux fixes et sur un faible taux de créances douteuses.

Mais, il faut dire que ce ne sont là que de simples détails comparés à la contribution des différentes offres d’emprunts comme le prêt à l’habitat ou le rachat de crédit qui y jouent un rôle non négligeable à travers des conditions d’accès favorables.

Dans ce sens, l’on peut noter l’allongement des délais de remboursement qui ne fait qu’optimiser la capacité d’achat des emprunteurs. Mais le plus important, c’est la tendance baissière des taux d’intérêt qui se sont retrouvés à un niveau historiquement bas à -0,35% pour les OAT 10 ans.

Certains analystes estiment même qu’en misant sur le taux directeur accommodant de la Banque centrale, les établissements financiers seraient bien tentés d’abaisser davantage ce seuil pour les deux à trois mois à venir.

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