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La détermination du pouvoir d’achat requerrait une vision plus réelle du quotidien des ménages

un portefeuille avec des billets euros

Entre pouvoir d’achat et pouvoir d’acheter, une nuance subsiste. C’est en tout cas ce que les protecteurs des droits des consommateurs tentent de prouver. En effet, selon eux, plusieurs paramètres ont été minimisés, voire n’ont pas été considérés dans la détermination de l’évolution du premier. Le second, quant à lui, laisse entendre une disparité du point de vue géographique.

Le pouvoir d’achat est, selon le ministère de l’Économie, la quantité d’offres – biens et services – dont un individu peut disposer grâce à son revenu. En tout cas, il se trouve depuis quelque temps au centre des préoccupations des Français, ayant même été à l’origine d’une des plus importantes revendications populaires : celle des Gilets jaunes.

Et alors que le gouvernement tente tant bien que mal d’apaiser les manifestations, la tendance de cet indicateur soulève actuellement des débats. De fait, bon nombre d’observateurs s’opposent à la vision de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui affirme un maintien du pouvoir d’achat.

D’après eux, il existe un net écart entre le pouvoir d’achat annoncé par l’organisme de statistiques officielles et le réel ressenti de la population.

Des avis qui se divergent

L’Insee est l’organisme en charge de produire, d’analyser et de communiquer les données statistiques officielles dans l’Hexagone. La détermination de l’évolution du pouvoir d’achat est ainsi sous la responsabilité de l’institution qui s’y prend en se basant sur :

  • Des unités de consommation (0,3 UC pour les moins de 14 ans, 0,5 UC à partir de cet âge et un UC pour le premier adulte du foyer) ;
  • L’indice des prix à la consommation pour savoir si une inflation a eu lieu ou non ;
  • Les revenus disponibles du ménage, incluant salaires, honoraires, loyers perçus, subventions, intérêts et même déduction d’impôts.

Sa façon de procéder confirme la définition du pouvoir d’achat par Bercy. En effet, selon le ministère de l’Économie et des Finances :

« C’est la quantité de biens et de services qu’un revenu permet d’acheter ».

Si cette vision est on ne peut plus claire, ce n’est toutefois pas l’avis des opposants. D’après eux, ceci s'est notablement détérioré, contrairement à ce qu’avance l’Insee. De fait, les dettes contractées par les ménages en vue d’acquérir un appareil électroménager, une voiture, un bien immobilier, voire pour pouvoir financer les études des enfants, font partie de leur quotidien.

Heureusement, il existe des solutions, telles que lesrachats de crédits, permettant de donner un second souffle au budget du foyer grâce à l’extension du délai de remboursement. Ce qui impactera sur :

  • Le montant des mensualités qui va nettement baisser ;
  • Le prélèvement qui sera regroupé en une seule opération par mois ;
  • Le taux dont un seul sera désormais appliqué.

Les antagonistes sortent de leur silence

Bon nombre de preuves ont été énumérées par les antagonistes afin d’appuyer leurs idées. Philippe Herlin, un expert en économie a même étudié plusieurs brochures commerciales parues depuis 1965 à 2015 ainsi que bon nombre de magazines de vente pour arriver à ses fins.

Un livre intitulé « Pouvoir d’achat, le grand mensonge » est alors édité à l’issue de son analyse, dans lequel il a mis en exergue certains paramètres impactant sur le panier des ménages. Entre autres :

  • L’explosion des prix de l’immobilier qui alourdit le coût du logement de 15 à 20% (contre 6% selon les données de l’Insee) ;
  • Les dépenses afférentes à l’acquisition d’équipements high-tech si l’on veut jouir de matériels de qualité.

De son côté, le groupe politique d’inspiration libérale, Les Citoyens Cincinnatus, a émis le fait que l’indicateur doit relever de la réelle capacité d’acheter de la masse. Dans une tribune, l’association a sollicité l’application d’ :

« Un indice basé sur la réalité du quotidien et non sur des produits répertoriés et susceptibles de fausser le résultat ».

Mais dans ce cas de figure, c’est le mode de calcul qui va entièrement changer puisqu’il faut y intégrer les produits et services immuables au quotidien de chacun, qui vont se révéler différents selon la zone géographique, notamment :

  • L’alimentation ;
  • La santé ;
  • Le logement ;
  • Les consommations énergétiques ;
  • Les abonnements téléphonique et internet ;
  • Les déplacements professionnels ;
  • Les impôts.
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