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La dernière crise financière serait à la source du niveau élevé de l’endettement mondiale actuel

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À plus d’une dizaine d’années après sa survenue, la dernière crise financière continue d’impacter négativement l’économie mondiale. C’est du moins, ce que font valoir certains analystes en soutenant que le niveau actuellement élevé de l’endettement des pays et des ménages à travers le monde est le fruit de cette période de difficulté.

Avec une dette pouvant dépasser la barre des 100% du PIB pour certains pays et voler au-dessus des 300% pour d’autres, le niveau d’endettement de nombreux États à travers le monde connait un essor inquiétant. La situation est d’autant plus alarmante avec les ménages qui ont également emprunté cette voie pour se retrouver fortement endettés au risque de ne pas être en mesure d’honorer leurs obligations.

Tout cela, parce que la crise financière d’il y a plus d’une décennie continue d’influencer le système si l’on croit les analyses de certains observateurs qui mettent en exergue les facteurs conduisant à cette conclusion.

La course à l’endettement est lancée

En prenant en compte le niveau actuel de la dette à travers le monde, l’on pourrait dire que la course à l’endettement est lancée.

Du côté des ménages par exemple, il suffit de se référer au déséquilibre du ratio dette/revenus pour se rendre compte que la population mondiale est fortement endettée en incluant l’ensemble des obligations comme les rachats de crédits ou les prêts hypothécaires, personnels ou étudiants. Il se trouve en effet que dans ce domaine, l’on peut constater un phénomène de bondissement dans de nombreux pays comme :

  • Le Royaume-Uni avec un ratio dette/revenus de 132% au premier trimestre 2019 ;
  • Le Danemark à 270% ;
  • Les Pays-Bas à 222% ;
  • L’Australie à 202% ;
  • La Suède à 181% ;
  • Le Canada à 168%.

Et il faut dire que les États ne sont pas à la traine avec les engagements publics qui ont également pris leur envol pour entraîner certaines nations de battre les records concernant le rapport dette/PIB. Dans ce domaine, la Chine ressort en tête de liste avec un ratio supérieur à 300% à son actif tandis que celui des autres pays avoisine les 100% à l’instar des États-Unis, de l’Espagne et de l’Italie qui enregistrent respectivement 106%, 96% et 130%.

La dernière crise financière en serait la cause

En affichant de tels ratios, la dette publique et privée au niveau mondial connaît un essor fulgurant au risque d’engendrer un phénomène de surendettement auprès de la population et d’entraîner une longue période de croissance et d’inflation atones ou, au pire, une contraction économique pour de nombreux pays. Et d’après les observateurs, la dernière crise financière en serait la cause.

En ce qui concerne les ménages, ce passage difficile a en effet conduit les organismes prêteurs à resserrer l’étau afin de limiter l’accès aux prêts. Pareille situation pour leurs clients qui préfèrent se désendetter plutôt que d’emprunter.

Résultats, le marché du crédit a plongé dans une longue période d’atonie que pour relancer la machine, les banques étaient contraintes d’adoucir leurs conditions d’octroi afin de reconquérir la clientèle.

Et ce, en misant principalement sur le taux bas des intérêts qui étaient à deux chiffres avant la crise pour passer en dessous de la barre de 1% dix ans plus tard. Pour ce qui est du Royaume-Uni par exemple, ce ratio était de 17% en 1979 pour finir entre une fourchette de 0,25% à 0,75%.

Concernant la croissance de la dette publique, les États étaient contraints de s’endetter pour éviter que la crise s’accentue. Le fait est que ce passage a incité les entreprises du secteur privé ainsi que les ménages à épargner plutôt que d’investir dans l’économie réelle à travers la consommation ou les investissements.

Un choix qui n’était pas sans impact négatif sur la croissance économique des pays qui ont vu leurs recettes fiscales chuter considérablement et leur ratio dette/PIB augmenter que pour y remédier, les pouvoirs publics ont emprunté les capitaux mis de côté dans le but de les dépenser et ainsi soutenir l’économie.

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