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L’économie française a affiché une certaine stabilité au deuxième trimestre 2019

graphique et pièces pour économies

L’économie française a retrouvé une certaine stabilité au deuxième trimestre de cette année. C’est ce qui ressort de la récente étude de l’Insee sur cette période en mettant en exergue les différents éléments pointant dans ce sens. N’empêche cependant que le niveau relativement faible de la consommation des ménages demeure l’entrave majeure à la croissance économique du pays.

De nombreux analystes s’accordent à dire que l’économie française dépend en grande partie du marché interne à travers la consommation des ménages. Et en tenant compte de la hausse considérable du pouvoir d’achat associée à de nombreux leviers, ces derniers étaient persuadés que la croissance économique serait au rendez-vous pour cette année.

Toutefois, force est de constater que cette envolée tarde à venir puisque les Français préfèrent épargner que dépenser. À noter cependant que le système a enregistré une certaine stabilité au deuxième trimestre si l’on croit les données récemment publiées par l’Insee en se référant à la dette publique et à l’inflation.

Les Français continuent de freiner la croissance économique

Le pouvoir d’achat qui a atteint un niveau record en affichant une croissance de 2,3% pour permettre aux ménages de renforcer leur portefeuille à hauteur de 830 euros par mois aurait dû contribuer à la reprise de la consommation des ménages.

Et avec le rachat de crédits, les facilités de caisse ainsi que différentes offres bancaires, ces derniers disposent des moyens nécessaires pour dépenser davantage afin de soulever la croissance économique du pays puisqu’il s’agit là de son levier principal en représentant plus de la moitié du PIB.

Mais il n’en est rien puisque les Français continuent de freiner le système en épargnant plutôt qu’en dépensant en permettant aux produits d’épargne d’enregistrer un accroissement significatif de 15% au premier trimestre de 2019 et qui a continué dans ce sens entre avril et juin.

Résultat, au lieu d’avancer, le niveau de consommation marche en reculant en passant de 0,3% entre janvier et mars à 0,2% au deuxième trimestre si l’on croit les chiffres de l’Insee.

Dans les détails, cet organisme a toutefois tenu à faire savoir qu’une légère progression de 1,1% a été détectée. Du moins, en ce qui concerne les achats de biens fabriqués. Mais il faut dire que ce dynamisme n’a pas eu raison de la baisse respective de -1,3% et de -0,9% enregistrée auprès des dépenses liées à l’énergie et aux produits alimentaires.

D’autres facteurs pour sauver la mise

L’appétence des Français pour l’épargne est certes un frein à la croissance économique, mais il faut dire que d’autres facteurs lui ont sauvé la mise en permettant à l’économie de retrouver une certaine stabilité.

Dans ce sens, la baisse des prix des produits alimentaires et de l’énergie a tenu un rôle non négligeable si l’on croit l’Insee qui a fait valoir qu’en affichant une progression annuelle de 1,1%, elle a contribué à réduire le taux d’inflation à 0,9% en septembre contre 1% un mois auparavant.

Aussi, l’on peut citer le ralentissement de la dette publique enregistré au deuxième trimestre qui n’a progressé que de 16,6 milliards d’euros pour engendrer un taux d’endettement stable de 99,5% comparé au PIB. C’est du moins ce qui ressort si les calculs sont effectués selon les critères de mesure de Maastricht puisque ce montant est nettement plus élevé en dette publique nette.

À 26,4 milliards d’euros pour être plus précis pour représenter 90,4% du PIB en notant que si ce niveau est moins soutenu qu’au premier trimestre, c’est grâce à l’endettement enregistré auprès de la sécurité sociale qui reculé de 5,1 milliards d’euros. Mais également à celui des administrations publiques locales qui a chuté de 0,3 milliard d’euros.

Ainsi, tout indique que dans ce domaine, ce sont les obligations des organismes d’administration centrale et de l’État qui ont fortement progressé à 21,5 milliards d’euros.

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