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L’appétence des Français pour l’épargne prudente s’explique à travers la tendance baissière des taux d’intérêt

sablier et monnaie euro

L’appétence des Français pour l’épargne prudente s’explique à travers la tendance baissière des taux d’intérêt. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête publiée par le Cercle des épargnants en fin mars dernier. Un engouement qui se reflète à travers les données relatives aux Placements et patrimoines des ménages aux 1er et 2ème trimestres 2019 de Banque de France.

L’attirance des Français pour les produits d’épargne ne date pas d’hier. Dans ce domaine, ils figureraient même en tête de liste parmi la population européenne. En empruntant les données d’Eurostat, Banque de France en donne la preuve en faisant valoir qu’ils se retrouvent juste après les Allemands, les tenants du titre en Europe.

Une tendance qui tend à s’accentuer si l’on se réfère à la dernière publication de cet organisme portant sur les Placements et patrimoines des ménages au premier semestre de 2019. Un rapport qui a également permis de mettre en exergue les facteurs incitant ces derniers à se concentrer davantage sur l’épargne prudente qui est essentiellement portée par la tendance baissière des taux d’intérêt.

L’épargne prudente prend le dessus

Avec un taux élevé à 14%, les Français se retrouvent sur la deuxième marche du podium parmi la population européenne en matière d’épargne. Ainsi, ils sont devancés par les Allemands qui affichent plus de 18% à leur actif. Une situation qui reflète leur attrait pour ce type de placement et qui a tendance à se renforcer.

Les statistiques de Banque de France au premier trimestre de 209 le démontrent en mettant en exergue une croissance considérable de :

  • 28,13% à 49,2 milliards d’euros pour les numéraires et dépôts à vue ;
  • 27,06% à 43,2 milliards d’euros pour l’assurance-vie en euros.

Ce qui ramène à dire que les ménages continuent de privilégier des placements liquides et sans risque pour permettre à l’épargne prudente de connaître un essor non négligeable comme pour le cas des acquisitions d’actifs sous forme de produits de taux qui ont progressé de 31,35% à 115 milliards d’euros.

Des prédispositions qui ont permis au flux annuel des placements de se renforcer à hauteur de 21,7 milliards d’euros pour un cumul de 135,4 milliards d’euros, grâce à une hausse de 16,02%.

À noter cependant qu’entre janvier et mars, l’enseigne a également détecté une progression de 5,35% du côté des investissements en fonds propres cotés et non cotés reflétant un certain intérêt à la prise de risque.

La baisse des taux y joue un rôle non négligeable

À travers ces chiffres, l’on peut affirmer que les Français sont décidément des fourmis plutôt que des cigales en misant sur l’épargne de prudence. Et d’après les constats, cette attirance est liée à leur aversion aux risques les incitant à concentrer leurs efforts sur des supports sécurisant le capital investi.

Le Cercle des épargnants en donne la preuve en posant la question suivante auprès de nombreux individus dans le cadre de son baromètre 2019 publié en mars dernier :

« Les taux d’intérêt actuellement bas vous incitent-ils à épargner sur des placements mieux rémunérés, quitte à ne pas toucher à votre argent pendant quelques années ? À moins épargner ? À investir dans l’immobilier ? À épargner sur des produits financiers un peu plus risqués ? »

Avec 28% (38% chez les moins de 35 ans) des votes pour les placements mieux rémunérés, la réponse est claire, les ménages préfèrent mettre leur capital à l’abri pendant des années plutôt que d’y toucher. Le taux relativement faible des autres options en donne la preuve. Soit :

  • 9% pour des produits financiers un peu plus risqués ;
  • 14% pour l’investissement immobilier ;
  • 16% pour ceux qui disent oui pour réduire leur taux d’épargne.

Ainsi, tout indique que la baisse des taux d’intérêt joue un rôle non négligeable dans cette appétence pour ce type de placement. La même raison qui incite d’ailleurs les emprunteurs à recourir davantage au rachat de crédits, au prêt habitat ou autres offres bancaires de la même lignée.

D’après Banque de France, différents facteurs ont conduit à cette tendance baissière qui s’est enclenchée depuis des années en pointant du doigt les effets de la crise financière de 2008.

Celle qui a contraint les Banques centrales à assouplir leur politique monétaire en misant principalement sur la réduction de leur taux directeur et sur l’achat des dettes publiques dans le but d’endiguer ce phénomène qui a secoué l’économie mondiale. Et il faut dire que ce n’est pas l’unique raison puisque l’on peut également citer d’autres éléments comme :

  • Les contraintes de la transition démographique ;
  • Les contraintes liées au financement de la protection sociale ;
  • Les aléas du cycle économique.

Soit autant de quotients qui ne font qu’accentuer l’instinct de préservation des Français qui voient en l’épargne un abri sur pour leurs capitaux.

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