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Des analystes immobiliers tablent sur une éventuelle chute des prix

 mini maison et graphique pour immobilier

L’immobilier figure parmi l’un des secteurs où le prix ne cesse de progresser depuis des années pour atteindre un niveau relativement élevé au point de faire penser à un éclatement de bulle à la source d’une nouvelle crise. Ce qui n’est pourtant pas de l’avis de certains spécialistes du domaine qui tablent sur une éventuelle chute de tarifs.

À travers une étude portant sur le logement, l’Insee a fait valoir que le prix de l’immobilier a plus que doublé en près de deux décennies notamment dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Rennes. Et il faut dire que de nombreux spécialistes du domaine sont également de cet avis en soulignant que pour cette année, cette croissance sera d’autant plus soutenue.

Ainsi, tout porte à croire qu’une fois accompagné par l’augmentation de la dette immobilière, cet accroissement tarifaire pourrait engendrer un éclatement de bulle qui pourrait se transformer en une crise financière.

Mais les observateurs se veulent rassurants en soutenant que le marché français dispose des atouts nécessaires pour diminuer les risques. Ces derniers pensent même que cette tendance haussière aurait à s’estomper, voire enclencher la marche arrière.

La baisse des prix est envisageable, mais…

Malgré la hausse des prix de l’immobilier qui s’est enclenché depuis 2000 et qui continue son épopée, certains analystes spécialisés dans le domaine estiment qu’un ralentissement voire un recul est envisageable pour les mois à venir.

C’est du moins l’avis de Thomas Grjebine qui a fait valoir que :

« On peut bel et bien anticiper un retournement des prix, sans pouvoir dire quand. Car le marché immobilier évolue dans de nombreuses agglomérations sur des bases spéculatives, de façon déconnectée par rapport à l’évolution des revenus des ménages ».

Thomas Grjebine

Pour étayer ces dires, cet économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) a d’ailleurs mis en exergue l’existence de certains indices permettant de penser à cette éventualité en précisant que :

« La dynamique de la construction s’est retournée depuis un an, les aides de l’État à la primoaccession sont rabotées, à commencer par le prêt à taux zéro en 2020, la croissance s’affaisse, etc ».

Thomas Grjebine

Et il faut dire que Crédit Agricole partage également ce point de vue. Le service économique de cet organisme financier a même donné davantage de précision en misant sur un ralentissement annuel de 2 % qui devrait s’afficher sur la période de 2019 - 2020.

Les prix continuent de grimper en attendant

D’après ces experts, la baisse des prix est envisageable, mais en attendant, ils continuent de grimper notamment dans les grandes agglomérations comme Paris où ils devraient atteindre un niveau record si l’on croit Thomas Grjebine qui s’est exprimé en ces termes :

« Aujourd’hui, à Paris pour le cas extrême la barre des 10 000 du m2 devait être franchie cet été selon les notaires de la capitale ».

Thomas Grjebine

Tout cela parce que depuis août 2018, les tarifs ont affiché une hausse 2,6 % pour les logements individuels dans l’ancien et de 4,6 % pour les appartements. Toutefois, les notaires tiennent à préciser que cette forte augmentation ne s’implique pas dans certaines régions en soulignant dans une note que :

« Si la hausse des prix se poursuit dans les zones urbanisées, voire tendues, il n’en est pas de même dans bon nombre de secteurs ruraux ou celles à la recherche d’un second souffle économique ».

Quoi qu’il en soit, cette tendance haussière ne semble pas décourager les ménages qui sont d’autant plus nombreux à investir dans la pierre. Ils sont même disposés à recourir à un prêt habitat ou à des rachats de crédits pour y parvenir.

Soit, une situation qui ramène certains analystes à penser à un éventuel éclatement de bulle. En l’accroissement excessif du tarif immobilier et en l’accentuation de la dette immobilière, ces derniers voient en effet des risques financiers non négligeables qui pourraient conduire à une crise s’apparentant à celle des subprimes qui ont pris source aux États-Unis.

Mais en regardant de près le taux de surendettement des Français qui demeure en dessous de la barre des 15 %, ils se sont ravisés. Ils estiment en effet que ce niveau est relativement bas d’autant que le marché français dispose de différents atouts pour lui permettre d’amoindrir les risques. Entre autres :

  • L’existence d’un système d’emprunt à taux fixe ;
  • La vérification des conditions d’octroi qui s’effectuent successivement auprès de la banque et de l’organisme cautionnaire pour une majorité des crédits accordés ;
  • L’existence de l’assurance chômage qui permet d’atténuer le risque de baisse des revenus.
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