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Une remontée modérée des taux des crédits immobiliers serait la bienvenue

calculs immobiliers

Alors que les emprunteurs trouvent leur compte dans la tendance baissière des taux d’intérêt des crédits immobiliers, l’État à travers le Haut Conseil à la Stabilité Financière (HCSF) et certains observateurs espèrent une reprise de la cadence en se souciant de l’état de santé des banques. Pour éviter des risques majeurs, ces dernières ont en effet intérêt à voir une remontée modérée.

Taux d’intérêt historiquement bas, taux d’effort supérieur à 33% pour dépasser la barre des 35%, délais de remboursement prolongés… ces éléments suffisent pour mettre en état d’alerte le HCSF. Le Haut Conseil estime en effet que cette tendance est une menace pour les établissements bancaires dans l’optique d’une défaillance massive des emprunteurs que pour limiter les dégâts, il envisage d’adopter certaines mesures.

Mais il faut dire que certaines banques en sont également conscientes si l’on croit les résultats d’une enquête interne initiée par Vousfinancer auprès de ses agences de courtages en faisant valoir qu’une légère reprise a été détectée auprès de certains établissements.

Une remontée modérée serait la bienvenue

Que ce soit à travers le rachat de crédits ou directement via un prêt immobilier, le taux bas des intérêts est une menace aux yeux du HCSF. Cette branche ministérielle estime en effet qu’une légère reprise serait la bienvenue pour éviter que les banques se retrouvent dans une mauvaise posture dans la mesure où l’incapacité de remboursement des emprunteurs venait à s’intensifier.

Pour relancer le système, l’organisme prévoit même d’encadrer davantage la politique d’octroi de ces dernières pour qu’elles se reprennent en main et se protéger.

Dans ce sens, le Conseil est en pleine phase de concertation avec les parties concernées afin d’aborder la question et d’y trouver des solutions dans les meilleures conditions en étudiant de près différentes pistes.

Quoi qu’il en soit, il faut dire que le gouvernement n’est pas le seul à s’en inquiéter puisque certains observateurs sont également de la partie comme pour le cas de Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer qui a soulevé des points cruciaux en s’exprimant en ces termes :

« Dans le contexte actuel, nous en sommes presque à souhaiter une remontée modérée des taux de crédit... Car si les taux se maintiennent à ces niveaux-là, nul doute que les emprunteurs seront au rendez-vous en 2020, mais qu’en sera-t-il des banques ? Une remontée de 0,10 à 0,30% sur l’année permettrait d’assurer un plus large accès au crédit, à des taux toujours très favorables, à tous ceux qui voudront acheter en 2020, sans impacter leur capacité d’emprunt ».

Jérome Robin

Le vœu du HCSF commence à se réaliser

Pour le Haut Conseil à la Stabilité Financière, la remontée des taux semble être la solution idéale pour protéger les banques. Et en tenant des résultats de l’enquête initiée par Vousfinancer, l’on pourrait affirmer que son vœu comme à se réaliser puisqu’une légère reprise a été détectée pour afficher une hausse moyenne évaluée entre 0,05% et 0,15%.

Du moins, en partie, car cette situation n’a été détectée qu’auprès de certains établissements et qu’elle se limite aux emprunteurs à faibles revenus et aux prêts de longue durée. À Jérome Robin d’en expliquer la raison :

« Comme elles ont dépassé leurs objectifs de production de crédits, certaines banques sont plus restrictives pour les profils considérés comme moins rentables pour elles à ce niveau de taux... On observe ainsi les premières remontées de taux ».

Jérome Robin

En parallèle, cette étude a également permis de détecter certains indices permettant de penser à un éventuel retournement de situation. Entre autres :

  • Le durcissement des conditions d’octroi de crédit pour tous les profils d’emprunteurs qui se manifeste à travers l’exigence des banques en matière d’apport, d’épargne résiduelle après crédit et de revenus disponibles ;
  • Les difficultés pour les personnes dont les revenus sont inférieurs à 30 000 euros par an d’accéder à un financement.

N’empêche cependant que cette étude a aussi permis de constater que les taux demeurent relativement faibles avec une moyenne de :

  • 1,05% sur 15 ans ;
  • 1,25% sur 20 ans ;
  • 1,45% sur 25 ans.
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