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Les Canadiens estiment que leurs finances se portent mal malgré une situation économique bien portante

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Au Canada, de nombreux analystes s’accordent à dire que la situation économique des Canadiens est relativement bien en regardant de près différents indicateurs pointant dans ce sens. Ce qui n’est pourtant pas l’avis des ménages qui estiment que leurs finances sont au plus mal. Une circonstance qui s’explique à travers deux facteurs majeurs.

Croissance significative du marché de l’emploi, taux plancher du niveau de chômage, hausse considérable des salaires qui a atteint un niveau record… de nombreux indicateurs permettent à différents économistes de dire que l’économie canadienne est au mieux de sa forme depuis un bon bout de temps.

Mais en approchant de près les Canadiens, les principaux concernés, la situation est tout autre puisque ces derniers sont bien nombreux à se plaindre de leur état financier actuel. Un point de vue qui, d’après les analystes, s’explique à travers deux éléments cruciaux, la disparité territoriale et le niveau jugé trop élevé des impôts.

Les indicateurs sont au vert …

Au Canada, différents indices permettent à des analystes comme Benoit Durocher, économiste principal au Mouvement Desjardins de dire que :

« En moyenne, les ménages canadiens se portent relativement bien économiquement ».

Benoit Durocher.

Tout cela, parce que de nombreux indicateurs de croissance ont viré au vert depuis un bon bout de temps ne serait-ce que d’énumérer la hausse des salaires qui s’est accélérée au cours des derniers mois pour afficher un pic jamais atteint en une décennie.

Un levier qui, une fois associé aux différentes offres d’emprunt et à des rachats de crédits, a contribué à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages qui se sont d’ailleurs mis à consommer davantage avec un rapport de confiance élevé à plus de 50%. Soit également à un niveau jamais atteint depuis 2015.

Et la baisse du taux de chômage n’a fait qu’améliorer leur cas en passant de 7% durant les élections fédérales précédentes à un niveau plancher de 5,5% qui d’après les observateurs est le fruit d’un excellent dynamisme du marché de l’emploi. Une vigueur qui a permis à 358 000 nouveaux postes de voir le jour depuis 2002 et de permettre à 83% des salariés de travailler à temps plein.

… Mais les Canadiens se sentent mal à l’aise malgré tout

Avec de tels indicateurs, il serait difficile d’imaginer que les Canadiens puissent se sentir mal à l’aise face à leur situation financière. D’après les observateurs, deux éléments majeurs en seraient la cause.

À commencer par les impôts qui semblent peser lourd pour la majorité. C’est du moins, ce qu’a fait valoir le cabinet d’étude La Chaire à travers une note publiée récemment :

« La proportion de citoyens qui estiment payer trop d’impôt pour les bienfaits qu’ils en tirent est à peu près partout la même au Canada (57 %), même si leur fardeau fiscal total varie beaucoup d’une province à l’autre ».

Un contexte que les différentes parties politiques du pays n’ont pas manqué d’exploiter en promettant des allégements sur les sujets les plus épineux. Entre autres :

  • Le taux de la première tranche d’impôt qui devrait être réduit en engageant le gouvernement à supporter une somme conséquente de 6 milliards par an ;
  • La TPS sur le chauffage résidentiel d’un montant annuel de 1,4 milliard qui devrait être éliminée ;
  • Le seuil auquel les contribuables se doivent de commencer à payer les impôts qui doit être revu à la hausse ;

Concernant le second facteur, les analystes ont pointé du doigt la disparité territoriale qui se manifeste principalement à travers :

  • La concentration des 88% des emplois créés au Québec ou en Ontario ;
  • Un meilleur taux d’épargne et un tarif immobilier abordable associé à un taux de chômage de 4,8% au Québec ;
  • Les conséquences néfastes des prix mondiaux des matières premières et les difficultés propres au pétrole albertain qui plombent l’économie et l’emploi de la province de l’Ouest ;
  • Les prix extrêmement élevés de l’immobilier à Vancouver et à Toronto.

Soit, autant d’indices permettant à Matthieu Arseneau, chef économiste adjoint à la Banque Nationale à conclure que :

« Il serait compréhensible que les Albertains ou les petites familles de Vancouver ou de Toronto se disent plus souvent serrés financièrement que le feraient les Québécois ».

Matthieu Arseneau

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