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Le marché immobilier tertiaire européen n’était pas au mieux de sa forme entre janvier et octobre 2019

immobilier tertiaire

En concentrant ses études sur le marché immobilier tertiaire européen sur les neuf premiers mois de cette année, le cabinet de conseil CBRE est parvenu à conclure que ce segment n’était pas au mieux de sa forme. Tout cela, parce que durant cette période, sa croissance a affiché un recul non négligeable porté notamment par le ralentissement des transactions dans certains pays.

En publiant les résultats de ses enquêtes sur l’immobilier tertiaire en Europe, CBRE a fait valoir que ce marché a démontré un certain signe de faiblesse entre janvier et octobre de 2019. À travers des données chiffrées, l’agence en a d’ailleurs donné la preuve en soutenant que la baisse des investissements dans des pays clés comme le Royaume-Uni y serait pour beaucoup.

Une situation qui a fait perdre à Londres le titre de destination préférée des investisseurs étrangers pour la toute première fois en cédant la place à Paris où la tendance des ventes est à la hausse en notant que les opérateurs asiatiques y tiennent un rôle considérable.

Un marché affaibli par le Brexit

D’après CBRE, le marché de l’immobilier tertiaire aurait reculé de 14% durant les neuf premiers mois de 2019 par rapport en 2018 sur la même période pour ne collecter que 192 milliards d’euros en matière d’investissement étranger.

Et d’après l’agence, le Brexit y serait pour beaucoup en impactant négativement la volonté d’investir des opérateurs spécialisés dans ce domaine qui n’arrêtent pas de déserter le Royaume-Uni pour chercher refuge ailleurs.

La preuve en est que depuis le début de l’année, les placements dans ce pays ont chuté de 33% pour un recul de 29% au troisième trimestre en glissement annuel. Ce qui n’est certainement pas une bonne nouvelle pour la nation entière, mais notamment pour Londres qui, pour la toute première fois, est contrainte de céder son titre de destination préférée des investisseurs pour laisser la place à Paris.

Mais d’après Nicolas Verdillon, directeur exécutif investissements de CBRE France, cette mauvaise posture du système britannique n’est pas l’unique facteur lestant la croissance constatée de ce segment en précisant que :

« Ce repli est aussi dû au ralentissement observé en Allemagne où le marché devient cher et moins liquide ».

Nicolas Verdillon.

D’autres pays ont fait figure d’exceptions

Il va sans dire que l’accroissement du marché de l’immobilier tertiaire européen a été principalement lesté par l’atonie des investissements au Royaume-Uni et en Allemagne. N’empêche cependant qu’à travers son rapport, CBRE a démontré que d’autres pays ont fait figure d’exceptions puisque les investisseurs y ont concentré leurs efforts.

Dans ce domaine, la France est sortie du lot en affichant un dynamisme particulier à travers la hausse des transactions et l’essor du prêt habitat ou du rachat de crédits. Mais pour en revenir aux opérateurs étrangers, les capitaux injectés par ces derniers au troisième trimestre de 2019 ont effectué un bond considérable de 44% par rapport en 2018 sur la même période et de 16% entre janvier et octobre.

À noter que les opérateurs asiatiques ont largement contribué à cet essor avec une part élevée à 17,5% dont la majeure partie revient à des acteurs sud-coréens qui se sont focalisés sur le marché parisien pour en faire une destination privilégiée. Mais il faut dire qu’ils ne sont pas les seuls si l’on croit Nicolas Verdillon qui s’est exprimé en ces termes :

« Les Singapouriens sont aussi présents et on anticipe une arrivée prochaine des Japonais très intéressés par le développement du Grand Paris ».

Nicolas Verdillon.

Un engouement qui a permis à la capitale française de détrôner Londres, l’habituelle tenante du titre dans ce domaine. Quoi qu’il en soit, l’Hexagone n’est pas l’unique nation à avoir profité de cette situation puisque l’Italie, l’Irlande et la Suède sont aussi de la liste pour permettre à ce responsable de chez CRBE de dire que :

« L’investissement immobilier reste solide et le marché liquide avec d’importants volumes de capitaux disponibles et prêts à se déployer ».

Nicolas Verdillon.

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