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Le dynamisme du prêt immobilier n’est peut-être pas une si bonne nouvelle

un homme avec des billets euros en mains

Différents facteurs conduisent les Français à se concentrer davantage sur l’investissement dans la pierre. Un engouement qui a permis aux acteurs financiers de trouver leur compte à travers le prêt immobilier qui connait désormais un essor considérable, grâce à des conditions d’octroi plus qu’intéressantes. Un dynamisme qui n’est pas sans impacts négatifs si l’on croit le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).

En 2018, un phénomène particulier s’est produit en ce qui concerne le marché des crédits. Principalement celui du prêt immobilier qui, pour la toute première fois, a dépassé la barre des 1000 milliards d’euros d’encours. Une situation qui ne fait que ravir les organismes d’emprunt, mais également les ménages qui ont désormais en leur portée les moyens financiers les permettant de devenir propriétaires.

Mais il faut dire que ces derniers sont les seuls à en voir le côté positif puisque le Haut Conseil de stabilité financière semble aller dans l’autre sens. Cet organisme s’inquiète en effet pour un éventuel retournement de situation qui plongera le pays dans une position désavantageuse.

Une mauvaise nouvelle pour le HCSF

Que ce soit à travers le rachat de crédits ou autres moyens financiers, les Français disposent désormais des outils nécessaires pour investir davantage dans la pierre. Après tout, les banques se sont arrangées pour permettre au grand public d’accéder au prêt immobilier dans les meilleures conditions. Et ce, en misant notamment sur la prolongation des délais de remboursement, mais également sur les taux très bas des intérêts qui se retrouvent parfois en zone négative.

Soit, autant de leviers qui ont permis à ce segment du marché d’afficher un essor fulgurant en 2018 pour lui permettre d’enregistrer un encours dépassant la barre des 1000 milliards d’euros. Une surperformance jamais enregistrée en l’espace de deux décennies et perçue comme étant une mauvaise nouvelle pour le Haut Conseil de stabilité financière qui y voit des menaces.

Des risques qui concernent à la fois les organismes prêteurs et les ménages, mais également la croissance économique du pays en général, alors que les principaux acteurs concernés semblent ne pas en prendre conscience.

Les risques sont de taille

Il va sans dire que contrairement aux emprunteurs et aux organismes prêteurs, le Haut Conseil de stabilité financière voit en l’essor du marché des crédits immobiliers une source de problèmes. Le Conseil estime même que les risques sont de taille.

À commencer par les banques qui, à force d’assouplir leurs conditions d’octroi, finissent par payer le prix fort en mettant à mal leur rentabilité d’autant qu’en s’endettant davantage, les emprunteurs sont de plus en plus exposés à des cas de surendettement si l’on croit le HCSF qui a expliqué la situation en ces termes :

« La part du revenu des ménages consacrés au remboursement de la dette est repartie à la hausse et devrait continuer si les prix augmentent à nouveau. Ce qui représente un risque massif d’incapacité des ménages à rembourser leur dette ».

Par extension, l’agence y voit également une source de ralentissement de la croissance économique. Tout cela, parce que le système dépend en grande partie du niveau de consommation des ménages qui se retrouve réduit au profit du remboursement des dettes. À noter qu’en représentant plus de la moitié du PIB, le marché interne est l’un des piliers majeurs de l’économie française.

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