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Différentes raisons incitent le HCSF à vouloir endiguer la baisse des taux des crédits immobiliers

travail de baisse des taux immobiliers

Chargé d’analyser les risques systémiques liés aux emprunts bancaires, le HCSF est bien placé pour savoir que le taux bas des intérêts du crédit immobilier représente une menace. Pour en éviter les effets néfastes, il est prêt à adopter différentes mesures capables d’endiguer cette tendance baissière. Dans ce sens, différentes pistes sont étudiées.

À travers un rapport publié récemment, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a confirmé son intention d’endiguer les menaces liées à la tendance baissière des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Il a même profité de l’occasion pour faire valoir qu’en consultant les parties prenantes, il est en train d’œuvrer pour qu’une éventuelle hausse soit effective en étudiant de près d’éventuelles solutions permettant d’y parvenir.

Et d’après cette note, certaines pistes ont été explorées et sont prêtes à être mises en œuvre en précisant cependant qu’en attendant, les risques sont bel et bien réels en lestant principalement les bilans des banques, mais également la santé financière des ménages.

Le HCSF compte prendre les choses en main

Pour les banques ainsi que les emprunteurs, le dynamisme du prêt immobilier ou des rachats de crédits permettant d’investir dans la pierre est une excellente nouvelle puisque chacun y trouve son compte. Le développement des activités pour les organismes financiers et l’accès facile aux emprunts pour les clients. Ce qui n’est pas de l’avis du Haut Conseil de stabilité financière.

Chargé d’analyser les risques systémiques liés à ce domaine, le HCSF est en effet bien placé pour dire que cette vigueur représente une menace notamment à travers le taux bas des intérêts et l’assouplissement des conditions d’octroi. Une raison suffisante pour cet organisme de vouloir endiguer cette tendance en réfléchissant à la mise en œuvre de certaines mesures.

Celles qui ont été mises en exergue lors de la concertation de cette branche ministérielle avec les établissements bancaires, les courtiers ainsi que différentes associations. Ainsi, l’on peut énumérer certaines pistes qui pourraient être exploitées. Entre autres :

  • L’interdiction de dépasser le taux d’effort prévu par la loi qui est de 33% ;
  • L’augmentation des pénalités en cas d’IRA (rachat anticipé) pour limiter la pression à la baisse des taux induite par les renégociations de prêts immobiliers ;
  • La réévaluation du plafond légal des IRA qui est actuellement de de 3% du capital restant dû et 6 mois d’intérêt ;
  • L’instauration d’un taux d’intérêt plancher en dessous duquel il ne serait pas possible d’emprunter ;
  • L’augmentation du taux d’usure que les banques peuvent appliquer.

De bonnes raisons pour l’inciter à le faire

En cherchant à mettre sur pied les différentes mesures susmentionnées, le HCSF est motivé par l’idée de mettre à l’abri les organismes prêteurs et les emprunteurs qui sont les principaux concernés par les risques systémiques des taux bas des intérêts et l’assouplissement des conditions d’octroi.

Du côté des ménages par exemple, le Haut Conseil anticipe un éventuel poids qui pourrait lester leur état financier notamment en cas de difficultés liés à une perte d’emploi ou à un divorce en faisant valoir que :

« La part des prêts accordés avec un taux d’effort supérieur à 35% a augmenté en passant de 21,9% en 2015 à 24,8% en 2018 ».

Une tendance qui ne fera qu’accentuer les possibilités de voir une augmentation massive du taux de défaut de payement qui affaiblira par la même occasion les banques. Après tout, le HCSF estime que ces dernières sont d’ores et déjà dans une mauvaise posture en s’accrochant à des taux plancher depuis des années. La preuve en est qu’entre 2016 et 2019, leur rentabilité a affiché une baisse moyenne de 60 points de base pour se traduire en une perte estimée à 6 milliards d’euros par an.

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