Left Menu

Les Seine-et-Marnais sont de moins en moins exposés à la situation de surendettement

Seine et Marne

Se retrouver en détresse financière est une situation bien déplaisante, mais qui menace certains ménages français ayant contracté plusieurs dettes. La commission de surendettement a été établie il y a trente ans de cela pour aider justement ces derniers à surmonter leur épreuve. Et il faut admettre que ses résultats sont prometteurs. C’est du moins ce qu’en témoignent les évolutions enregistrées en Seine-et-Marne au cours de la dernière décennie.

Souscriptions excessives de dettes, mauvaise gestion des remboursements… Telles sont les principales sources du surendettement quoiqu’il existe quelques exceptions qui relèvent d’événements malencontreux, comme une perte de travail, une maladie grave ou encore des problèmes conjugaux.

Quoi qu’il en soit, tous débiteurs se trouvant dans cette situation peuvent toujours recourir à la commission plénière du surendettement. Cette dernière communique à son tour un bilan annuel décrivant l’évolution des arriérées des ménages.

Et il se trouve que les habitants de la Seine-et-Marne ont figuré parmi les bons élèves en 2018 étant donné la baisse notable du nombre de dossiers présentés auprès de la commission. À savoir, le niveau de l’endettement médian dans ce département est nettement supérieur à ceux instaurés dans toute la France.

Une régression flagrante du surendettement

Le bilan 2018 communiqué par la commission plénière du surendettement a révélé une Seine-et-Marne se trouvant sur une bonne voie d’amélioration, en ce qui concerne le nombre de déclarations enregistrées auprès de cet organisme. En effet, avec 4 900 dossiers déposés il y a huit ans, ce dernier s’est retrouvé avec 3 312 demandes de soutènement en 2017. La tendance baissière est maintenue l’année suivante avec 2 967 enregistrements, soit un repli de 10,4% sur un an.

Il convient toutefois de préciser que l’endettement médian global dans cette localité est supérieur de 6 150 euros par rapport à la moyenne nationale. Il s’élevait à 25 576 euros en 2018 contre 19 426 euros dans l’ensemble de la France. À titre d’indication, dans toute la région francilienne, la dette médiane s’établissait à 23 343 euros.

À savoir aussi qu’environ sept Seine-et-Marnais sur dix se trouvant dans l’incapacité d’expier leurs dettes sont des personnes actives (68%) et habitent dans des logements en location (71%). La moitié d’entre eux vivent en couple et 54,2% appartiennent à la génération X (se trouvent dans la tranche d’âge 35-54 ans). Par ailleurs, les ménages surendettés sont localisés essentiellement aux frontières Est et Sud du département, notamment à Montereau-Fault-Yonne, à Nemours et à Provins.

Le compteur remis à zéro pour 35% des dossiers

À Seine-et-Marne, la part des prêts à la consommation par rapport aux dettes des ménages se rapproche du quota national. Elle est de 32% dans le département contre 38% dans l’ensemble de la France.

Quant à l’endettement découlant des emprunts immobiliers, il dépasse de loin le taux global (20%) avec 46% du total des crédits, l’Île-de-France étant aussi à un niveau plus bas (31%). En sachant que le remboursement d’un prêt immobilier peut s’étaler jusqu’à 20 à 25 ans tandis que le délai est plus limité pour le crédit à la consommation, à 7 ans seulement.

Durant ce laps de temps, il peut arriver quelques incidents pouvant perturber le budget de l’emprunteur et impactant sa solvabilité, comme l’explique Béatrice Abollivier, la préfète du département :

« Les gens achètent une maison en Seine-et-Marne. Quand son financement est tendu et qu’un accident de la vie survient - la perte d’un emploi, une séparation dans le couple - cela peut basculer ».

Béatrice Abollivier

Certes, le débiteur peut demander un rachat de crédits auprès de la banque pour alléger ses mensualités, mais un cas de surendettement peut requérir l’aide de la commission dédiée. Et à Seine-et-Marne, cette dernière est plutôt clémente. En effet, près d’un tiers (35%) des dossiers déposés ont vu leurs dettes s’effacer en 2018. Au directeur départemental de la Banque de France, Jean-Benoît Dubois, de souligner :

« On n’impose jamais la vente de biens. Le débiteur est maître de son destin ».

Jean-Benoît Dubois

appel gratuit 0 800 250 300