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Le modèle économique britannique tend à accentuer les risques de bulles immobilières et financières

Modèle économique britannique accentuer risque

Au Royaume-Uni, le modèle économique d’après Blair diffère quelque peu de celui de ses voisins européens. C’est du moins, ce qu’affirment certains économistes à travers des analyses qui mettent en exergue des caractéristiques permettant de venir à cette conclusion. Ces derniers estiment d’ailleurs qu’il s’agit là d’une politique qui ne fait qu’accentuer les risques de crise financière et immobilière.

Libre circulation du capital et du travail et système financier basé sur des services à fort contenu technologique, ce sont là les signes distinctifs qui font la particularité du modèle économique britannique.

Une stratégie qui n’est pas sans faille si l’on croit les économistes qui y voient différentes issues affaiblissant sa prépondérance comme le déclin de l’industrie, la baisse de valeur du Livre sterling ou le creusement des écarts sociaux qui expose la majorité de la population à un niveau élevé d’endettement.

Soit, autant d’indices permettant aux analystes de penser que le pays sont fortement exposés à des bulles financières et immobilières, surtout si l’on tient compte de son déficit courant actuel qui a atteint un niveau jamais atteint en deux siècles.

À propos du modèle économique britannique

Comme susmentionné, le modèle économique du Royaume-Uni est quelque peu différent en se basant d’un côté à une stratégie fondée sur la libre circulation du capital et du travail. Son objectif principal étant d’attirer un maximum d’investisseurs étrangers ou britanniques et de créer un marché de l’emploi particulièrement flexible. Le tout, associé à une politique d’immigration ouverte. Résultats :

  • La majorité des actions d’entreprises britanniques sont détenues par des non-résidents avec un taux largement supérieur à la moyenne européenne ;
  • La part des investissements directs à l’étranger, et en provenance de l’étranger en pourcentage du PIB est l’une des plus fortes au monde.

D’une part, il se caractérise à travers sa politique financière qui se concentre principalement sur l’autonomisation progressive de la sphère informationnelle et financière plutôt que sur la sphère réelle en accordant plus de valeur aux échanges et en mettant de côté les flux réels sous-jacents.

Un choix qui n’est pas sans conséquence

Adopté depuis plusieurs années, le modèle économique britannique a révélé des conséquences qui laissent à désirer qui se sont récemment manifestées par une baisse significative de son déficit courant qui s’élève à 5,2% par rapport au PIB, le niveau le plus bas jamais enregistré en deux siècles.

Il se trouve en effet que la libre circulation du capital a conduit les Britanniques à une dépendance accrue auprès des entreprises étrangères concernant les importations manufacturières. Ce qui a fini par creuser les déficits à chaque poussée de croissance de la consommation et qui, par la même occasion, a affaibli considérablement son secteur industriel.

Quant à sa politique financière, elle a abouti à des phénomènes de concentration de la richesse qui a créé des inégalités sociales. Ce qui se reflète d’ailleurs au niveau du salaire dont la différence a presque atteint les 40% avec une forte jonction pour les hauts revenus. Pour les autres catégories, leur rétribution a stagné, voire même diminuées. Ainsi, pour acquérir un logement ou parvenir à joindre les deux bouts, elles sont contraintes de s’endetter à travers un prêt bancaire, le regroupement de crédits ou autres solutions.

En somme, les observateurs estiment que ces stratégies créent des effets de bulles financières et immobilières en tenant compte de différents indices comme :

  • La conjonction d’un environnement financier important, source d’innovations particulièrement complexes ;
  • L’endettement élevé des ménages ;
  • Le haut niveau d’interconnexions avec les autres grandes places financières ;
  • La dépendance de la croissance économique à travers les investisseurs, créanciers et fournisseurs étrangers.

À noter qu’à l’heure du Brexit, ces derniers risquent de quitter le navire poussant ainsi le chancelier de l’Échiquier, George Osborne à revoir à la baisse les impôts sur les sociétés qui devront se retrouver à 15% contre 20% afin de les inciter à rester.

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