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La classe moyenne des pays de l’OCDE est en mauvaise posture

rue commerçante

Dans les pays membres de l’OCDE, la population de classe moyenne est en mauvaise posture. C’est du moins ce qu’a fait valoir cette Organisation de coopération et de développement économique à travers un rapport publié récemment en pointant du doigt un déséquilibre entre le pouvoir d’achat et les revenus moyens.

Avec un pourcentage moyen de 61%, la classe moyenne représente majoritairement la population des pays de l’OCDE. Aussi, elle contribue activement dans le financement de l’État ainsi que de ses différentes structures avec une part avoisinant les trois quarts du budget.

Ce qui fait de cette catégorie d’individus, un pilier à la fois économique et politique. Mais d’après l’OCDE, la situation actuelle risque de mettre en péril cette stabilité puisqu’une bonne partie de cette masse risque de basculer à un niveau social inférieur.

Différents facteurs y contribueraient, mais le rapport de l’Organisation a principalement mis en exergue la tendance haussière du coût de la vie enclenchée depuis plusieurs années contrairement aux revenus qui sont restés au point mort.

Un géant aux pieds d’argile

Avec un revenu annuel moyen 16 443 et 43 849 euros et représentant 61,5%, la classe moyenne des nations de l’OCDE n’est ni trop pauvre, ni trop riche. Mais en tenant compte de certains indices, l’OCDE est parvenue à conclure que :

Beaucoup de familles courent le risque de tomber vers un revenu plus faible et un statut inférieur.

Cette organisation estime en effet que le pouvoir d’achat des ménages de cette catégorie est en pleine décroissance depuis plusieurs années pour se retrouver à 30% inférieur à celui de la classe supérieure.

Résultat, leurs revenus moyens n’arrivent plus à répondre aux standards de vie auxquels ils aspirent que beaucoup d’entre eux sont contraints de s’endetter à travers les prêts, les facilités de caisse ou encore le rachat de crédits pour subvenir à leurs besoins.

Il se trouve en effet que tout devient cher pour cette partie de la population ne serait-ce que d’énumérer les frais hospitaliers, qui deviennent hors de prix avec la standardisation de technologies ou encore le coût des biens immobiliers qui est désormais inaccessibles pour beaucoup. Tout cela, suite au déséquilibre engendré par la hausse perpétuelle du coût de la vie et la stagnation des revenus

Une menace pour la stabilité politique et économique

Représentant près de trois quarts du budget des États, la classe moyenne détient une place prépondérante dans le système économique et politique. Ramenant ainsi les analystes de l’OCDE à conclure que si la majorité des ménages de classe moyenne venait à basculer à un niveau social inférieur, cela pourrait conduire à :

  • Un déséquilibre du fonctionnement des organes de l’État ;
  • Une montée des populismes et des nationalismes ;
  • Un repli économique ;
  • Un affaiblissement des États ;
  • Une mauvaise distribution des impôts.

En outre, l’Organisation estime que la situation ne fera que s’empirer en tenant compte des ressentis des foyers de cette catégorie qui pointent du doigt :

  • Un système socio-économique injuste lié à une croissance mondiale dont ils peinent à ressentir les effets, malgré leur importante contribution ;
  • Des perspectives d’avenir qui demeurent trop incertaines ;
  • Le coût de la vie, toujours trop élevé.
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